Le Collectif Joyeux Bazar à la Fearless Conference

Retour sur la Fearless Conference 2017

©Robyn Navarro

Dans notre métier de créateur indépendant, il est essentiel de toujours apprendre, se former et rencontrer d’autres photographes avec qui échanger, partager notre vision.

C’est dans cet état d’esprit que trois photographes du Collectif (Annie, Marine et Nadine) se sont rendues à Budapest pour assister aux Fearless Conférences. Un rendez-vous annuel qui rassemble des photographes de mariage du monde entier.

Ces conférences n’abordent pas de questions techniques ou business. Il s’agit davantage de s’inspirer de l’expérience de grands photographes, de se reconnecter à soi-même, à ce que nous voulons mettre dans nos images.

Parmi les speakers de cette année figurait Kirsten Lewis. Elle est régulièrement citée par les photographes que nous interviewons. En effet, c’est elle qui a fait connaître l’approche documentaire de la photo de famille et a ainsi suscité beaucoup de vocations.

Nadine :

Depuis que j’ai vu Kirsten Lewis en conférence et découvert la photo de famille documentaire à Las Vegas en 2015, je suis régulièrement ses différentes formations en ligne. Donc quand j’ai su qu’elle donnait un atelier d’une journée en marge des conférences Fearless, je n’ai pas hésité une minute ! Cette journée a été extrêmement enrichissante sur plusieurs niveaux. Kirsten a été, fidèle à elle-même, d’une grande générosité et extrêmement bienveillante dans son enseignement. Chacun de nous avait apporté des photos pour les soumettre à la critique de Kirsten et nous avons beaucoup appris les uns des autres.

Et puis il y a eu les conférences…. Je ne connaissais pas la moitié des intervenants et j’ai eu de gros coups de cœur pour plusieurs d’entre eux. Il y a eu Emma Case et sa sensibilité à fleur de peau qui m’a bouleversée. Et puis, chaque conférence a été comme une pièce de Tetris qui s’est emboîtée à merveille pour me proposer le tableau final. La dernière conférence, celle de Monica Muñoz, a été la conclusion parfaite à ces 3 jours et je sais maintenant quelle sera ma prochaine destination : apprendre à me connaître pour mettre tout ce que je suis dans mes images et arrêter de faire les photos que je crois que mes clients attendent.

©Monica Munoz

 

Marine :

Ces deux jours ont été pour moi forts en émotions. Ce type de conférence peut provoquer toutes sortes de sentiments en fonction de comment on les reçoit. Ce que j’y ai entendu pendant deux jours est entré fortement en résonance avec ma vie actuelle.

Dans le cas du documentaire de famille, chaque conférence semblait me dire : “Nous (Joyeux Bazar) sommes sur le bon chemin”. La majorité des photographes ont rappelé l’importance de la photo de famille (qu’elle soit dans le cadre d’un mariage ou de la vie quotidienne), et la responsabilité qui nous incombe. Nous consignons la mémoire de nos clients, leurs souvenirs et ce qu’ils transmettront à leurs enfants…

L’empathie, le respect et le non-jugement sont des fondamentaux de la photo de famille. Chercher l’extraordinaire dans l’ordinaire, y aller avec ses tripes, continuer de faire des erreurs pour grandir (Emma Case), photographier toutes les émotions, les bonnes comme les mauvaises (Isabelle Hattink), rappeler aux parents combien ils sont heureux (Kirsten Lewis), Suivre son instinct, il vient du cœur (Monica Munoz), etc. des évidences qu’il est bon de réentendre encore et encore pour ne pas se perdre en route.

Fearless conférence a Budapest 2017

Annie

Deux fois par an, je participe à des conférences / workshops. Je m’y rends avec plus ou moins d’attentes précises. Pour cette Fearless Conference, j’y allais pour écouter des photographes dont j’apprécie le travail (Victor Lax, Isabelle Hattink, William Lambelet, Kirsten Lewis), passer du bon temps avec les copains et découvrir Budapest. J’en suis revenue avec bien plus que cela. Il est fort possible que ces Conférences m’aient apporté le déclic que j’attendais depuis des mois. J’ai vécu une année 2016 à la recherche de la photo parfaitement parfaite. Et je me suis donc sentie souvent déçue, frustrée.

Les 10 photographes qui sont intervenus à Budapest ont des styles, des parcours de vie différents. Mais tous nous ont murmuré la même petite musique : revenir à l’essentiel, à soi pour mieux servir nos clients ; oser se montrer vulnérable, s’accomplir librement. Ce ne sont pas des vérités nouvelles mais les entendre à nouveau va me permettre de me détacher des contraintes que je me suis moi-même posées.

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