Arthur à la recherche des fourmis

Attention : cet article est déconseillé aux phobiques des insectes ;-)

L’enfance, c’est aussi la découverte des petites choses qui nous entourent. Arthur, lui, pourrait passer des heures à observer les fourmis !
Mais, ça y est, il l’a trouvée, si, si regardez bien, la petite tâche noire sous son doigt. Et, si vous ne me croyez pas, voici un gros plan de la bête :

J’adore photographier ces instants de concentration intense où un enfant se retrouve dans sa bulle à se raconter des histoires avec ce qu’il trouve autour de lui. Et trouver une fourmi à cet âge-là, c’est tellement extraordinaire ! Je me demande bien à quel moment ça change, c’est tellement dommage de perdre son imagination et d’oublier ce qui nous faisait rêver plus petit. En tout cas, avec Arthur, j’ai pu retrouver ce plaisir-là le temps de quelques photos.

Garder son âme d’enfant en photographiant les enfants et retrouver cette sensation de simplicité et d’émerveillement, ça fait un bien fou !

Cuisiner avec des enfants - DITL - documentaire famille

Faire un gâteau avec 3 enfants en même temps

Cuisiner avec des enfants - DITL - documentaire famille

Quand on a discuté de leur famille, j’étais prévenue : 3 petits d’âge rapproché, ça bouge ! Au lieu de me faire peur, ça m’a donné encore plus envie de photographier leur famille parce que je suis vraiment attirée par les bêtises des enfants, ça me fait tellement rire ! Est-ce parce que mes enfants ont été plutôt sages et je n’ai pas beaucoup de souvenirs de bêtises qu’ils auraient faites ? En tout cas, j’étais impatiente des images que j’allais réaliser de cette petite tribu.

Cependant, le jour du reportage, les enfants ont été « relativement » sages. Mis à part se barbouiller le visage avec les feutres ou créer une oeuvre d’art sur le plancher, ils ont été calmes. J’avais sans doute manifester trop vivement mon plaisir à photographier des scènes chaotiques car juste avant mon départ, les parents ont décidé de se lancer pour la première fois dans la réalisation d’un gâteau avec les enfants… les 3 en même temps !!

Je peux vous dire que le déclencheur de mon boîtier a vraiment chauffé à ce moment là !
Je suis presque étonnée que les photos soient nettes tellement je riais en les prenant…

Le chaos organisé

Ce que j’aime chez les familles nombreuses, ce sont les nombreuses possibilités d’organiser le chaos dans mon cadre. Le « chaos », ça veut juste dire qu’il y a plusieurs personnes dans le viseur de mon appareil photo et que le jeu consiste à se positionner et à cliquer quand plusieurs personnes sont bien visibles / lisibles et qu’en plus il se passe un truc.

Dans cette scène, tout le monde s’apprête à sortir, direction le spectacle de danse de fin d’année de Margaux. Je m’assois par terre parce que ce qui m’intéresse dans un premier temps c’est de photographier la relation de Adrien avec son père. Donc je me mets à sa hauteur. Tout autour, ses sœurs se préparent aussi. Romane est assise sur le meuble, elle ne devrait pas trop bouger de là. Donc je l’intègre dans mon cadre. Et j’espère que parmi les 2 autres sœurs, l’une d’entre elle aura la bonne idée de passer dans l’espace restant. Bingo ! Lise passe avec l’énergie qui va bien, un pied sandalé, l’autre pas. Et j’ai même attrapé un papillon au passage.

La prochaine fois, j’expliquerai à quel point j’aime bien aussi les familles pas nombreuses.

découpage documentaire famille maryline krynicki

Suis la ligne !

découpage documentaire famille maryline krynicki
Photographier les détails lors d’un reportage de votre quotidien est aussi important pour raconter votre histoire. Ces détails, on les voit sans les voir, on y prête pas plus attention que ça. Mais, ils sont bien là et finalement, nous marquent plus que l’on ne croit.
Cette photo a été faîte pendant les « fameux » devoirs. Vous l’entendez, vous aussi, la maman derrière : « Suis la ligne ! ». Découper droit n’est pas si simple, mais, sur le moment, ça énerve un peu quand même de voir son fils ne pas écouter les consignes, non ?

Ces petites choses qui ont pu vous agacer sont aussi celles qui font que l’on voit son enfant évoluer, s’améliorer au fil du temps. Derrière cette image, il y a une maman désespérée de voir son fils faire des vagues sur la feuille qu’il est censé couper droit, mais, ce n’est pas là tout son charme justement ! Je suis sûre que, vous aussi, il y a des choses qui ont tendance à irriter un peu sur le moment et puis, on relative, ce n’est pas si grave et ça part souvent en rigolade.

Et, plus tard, qu’est-ce que verront les parents dans cette photo : ces petites mains encore si petites à l’époque, ces moments partagés pendant les devoirs, ce pyjama qu’il adorait, et, enfin, ces crises de rigolades parce qu’il n’arrivait pas à suivre la plus grosse ligne. Bref, ces détails font aussi partis de vos plus beaux souvenirs avec vos enfants, n’est-ce pas ?

L’attrapage de mollet

Céleste est vive, très vive. Je m’en rends compte dès les premières secondes de notre rencontre (la preuve en images avec le reportage à découvrir bientôt ici même).

Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi ces 2 torchons et cet attrapage de mollet ? Aucune idée. Tout est allé beaucoup trop vite pour que je m’en souvienne. Tout ce que je sais, c’est que même si l’on ne voit pas le joli minois de Céleste, cette photo dit tout de son tempérament et la représente elle et personne d’autre. C’est tout le sel de la photographie documentaire de famille : capter la personnalité de chaque membre de la famille.

Voici d’ailleurs ses parents photographiés à l’occasion de leur mariage en Bretagne. Les chiens, les chats, tout ça … Ou la photo de mariage et de famille comme preuve de filiation !

photographe famille paris

La petite histoire des filles qui cuisinent

photographe famille paris

© Annie Gozard

Inauguration d’une nouvelle rubrique avec cette photo récompensée dernièrement par la Family Photojournalist Association. Dans « une photo, une histoire », nous revenons sur une image pour la décrypter.

Cette photo, c’est tout ce que j’aime dans le documentaire de famille. Raconter une histoire entre plusieurs personnes en une image. Et par une attitude, un geste, capter l’éphémère.

Sur cette photo, deux sœurs et une amie qui participent à la préparation du déjeuner. Leurs 5 presque 6 petits pieds sur le tabouret sont LE petit détail qui raconte quelque chose de leur enfance.

Car pourquoi, devenus adultes, nous ne nous battons plus pour être celui qui tournera la cuillère en bois dans la poêle ? Pourquoi ??