day in the life session in Portland - Ernestine et sa famille french family photographer

La photo qui me touche

C’est le dernier jour de janvier et c’est donc, techniquement, le dernier jour pour vous souhaiter nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Nous vous souhaitons de beaux moments familiaux, des fou-rires et des câlins à foison, de l’amour, de l’amour, de l’amour !

En ce début d’année donc, à l’heure de faire le bilan de l’année passée et de poser de nouveaux objectifs pour 2017, nous nous sommes plongées dans nos archives à la recherche de la photo qui nous a le plus touché l’an dernier. Une photo de famille, bien sûr, qui, pour l’histoire qu’elle raconte, le moment, la douceur de la lumière etc. éveille en nous une émotion particulière.

Nous espérons évidemment que ces émotions seront partagées, alors n’hésitez pas à nous dire en commentaire ce que ces photos vous évoquent ?

 

day in the life session in Portland - Ernestine et sa famille french family photographer

© Ernestineetsafamille

Cette photo a été prise en janvier dernier, lors d’une journée passée aux côtés de la famille S. près de Portland, USA. Trois générations de femmes se retrouvent sur cette photo : grand-mère, mère et (petite-)fille. Elles vivent toutes les trois sur la même exploitation (avec leurs hommes aussi), une ferme bio spécialisée dans la culture de myrtilles et baies. Au moment de la prise de vue, nous parlions d’accouchement, les différences entre les générations, les années 70, les années 2000, entre l’Europe et les Etats-Unis, et Shanna a eu ce geste tendre en parlant de sa fille qui avait fait d’elle une mère. Cette photo me touche pour cela, l’évocation de ce moment où l’on passe de fille à mère, de mère à grand-mère, la roue de la vie qui tourne. Mais aussi parce que je suis une petite fille qui a perdu ses deux grand-mères cette année et que cette tendresse entre ces trois-là m’émeut particulièrement.

 

Reportage documentaire de famille à Chambéry

© Nadine Court Photographe

La plus grande spécificité de cette photo, ce qui la rend toute particulière pour moi, c’est le fait que ce soit la première photo de mon premier documentaire de famille… et le début d’une belle aventure pour moi ! Quel bonheur que d’être invitée dans l’intimité d’une famille qui accepte de vivre sa vie normalement devant votre objectif ! C’est une belle marque de confiance, un honneur dont je ne me lasse pas.

 

photo de reportage famille préférée en 2016, mimétisme de frère et soeur à Nantes

© Sybil Rondeau

J’ai choisi cette image parce qu’à elle seule, elle symbolise ce que j’aime dans le reportage de famille. Il s’agit d’une composition frontale simple donc mais efficace, avec une petite note d’humour qu’on ne décèle pas forcément tout de suite ! Cette photo, prise au réveil de la fratrie, parle des rituels de l’enfance et du mimétisme entre frère et sœur, qui sont deux sujets que j’adore et que je n’ai de cesse de documenter. Je l’aime aussi parce que c’est le second reportage que je fais dans cette famille, et ces enfants là, je les vois grandir un peu !

Juste après allaitement mère et fille

© Maryline Krynicki

Lorsque l’on est soi-même parent et que l’on réalise des reportages du quotidien, c’est difficile de ne pas s’identifier parfois à ces familles. Certains moments me ramènent en arrière et me rappelle ma propre expérience de maman. Cette photo me rend nostalgique et me fait me souvenir de ce bref instant de connexion, juste après avoir nourri mon bébé. Il n’y a alors plus que nous deux. L’un de mes plus grands regrets est de n’avoir aucune image de ces moments-là avec mon fils.

Quand j’ai appris qu’au programme de la journée était prévu un tour à la bibliothèque municipale, j’ai frétillé. Du même frétillement, lorsque petite, je réalisais que c’était le jour de passage à la bibli. Joie dans mes gambettes et dans ma tête à l’idée de rencontrer de nouvelles histoires. J’ai grandi au milieu de montagnes de livres mais il n’y en avait jamais assez. A l’âge de Thomas, je rêvais aussi devant les livres des plus grands. A l’âge de Roch, je n’arrivais pas non plus à choisir entre toutes ces propositions d’univers et de personnages imaginaires. Cette après-midi là, j’ai replongé dans une bonne part de mon enfance. A mon grand regret, aujourd’hui je lis beaucoup moins. Mais je vis toujours au milieu de montagnes de livres. Sur ce, je vous laisse, je vais en explorer une.

1 réponse
  1. Doumai
    Doumai dit :

    Parce que les signes du bonheur se cachent souvent dans la somme de petits détails de notre quotidien, que l’on voit pas toujours. Je vois à chaque publication, un regard narratif et discret sur des moments de vies, pour un souvenir authentique et vrai. Bravo les filles !

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