ernestine et sa famille photographe documentaire de famille a paris

Un dimanche de Mars 2018 à 11h30

Un #jb1130 un peu spécial puisqu’il est tombé durant notre premier workshop « PopUp » sur le documentaire de famille. Nous étions donc, ce dimanche à 11h30, toutes les 5 à Abbaretz en Loire Atlantique, en compagnie de 20 stagiaires, courageux-(ses), en pleine tourmente d’éditing de leur reportage de la veille. A 11h30, on sonne le clairon : tout le monde attrape son appareil pour faire la fameuse photo du dimanche !

ernestine et sa famille photographe documentaire de famille a paris
© Ernestine et sa famille

Écrire trois lignes ce soir, alors que je suis de retour à  la maison depuis seulement quelques heures, après 3 jours de workshop intense (+2 pour l’équipe pour tout organiser), et très peu d’heures de sommeil (spécial dédicace à ma chambrée), c’est un peu rude ! A 11h30 dimanche, c’était comme ça autour de moi : des photographes de tous les côtés, une ambiance colo géniale, de la fatigue (car on a fait une sacrée fête la veille !) mais tellement d’échanges passionnants… Bref ! du bonheur, du bonheur, du bonheur… (et de la fatigue :) !)

formation joyeux bazar à abbaretz
© Maryline Krynicki

Marine vient de spoiler ma photo faîte quelques secondes après :) C’était génial de voir chacun chercher sa photo pour le #JB1130 malgré la fatigue et le stress de ne pas finir son editing à temps. Une petite parenthèse qui a fait du bien et qui a redonné un peu d’énergie à tout le monde.

pop up 2018 - sybil rondeau photographe de famille à Nantes
© Sybil Rondeau

Cette photo n’a pas été prise à 11h30 dimanche matin mais à 7h le lendemain à quelques heures de quitter le fabuleux Pop Up 2018 ! En effet, au moment où tout le monde cherchait la bonne idée pour le #jb1130, j’étais isolée avec une de mes stagiaires pour le tri des images de la veille. Complètement passionnée par ce travail, j’ai non seulement oublié l’heure fatidique mais je n’ai rien vu ou entendu de l’effervescence juste en dessous ! Oups !

© Annie Gozard

Même lieu, presque même scène avec des photographes épuisés mais inspirés !

© Nadine Court

Quand 11h30 a sonné, j’étais en train de travailler avec Didier, un de nos supers stagiaires, sur sa sélection d’images. L’ambiance de travail s’est aussitôt transformée en scène de safari où tous nos chasseurs d’images se sont mis à l’affût.  J’ai donc poursuivi ma prise de vue pour exposer ce moment d’ébullition qui fait écho à la photo de Marine (mais dans un autre angle). Notez qu’on voit tout de même Didier en arrière plan, imperturbable et à fond dans son travail de sélection ! Et même qu’il n’est pas le seul à avoir continué à travailler au milieu de ce déluge de bruit de déclenchements !


Et maintenant, notre sélection parmi vos photos partagées sur Instagram en commençant par un petit montage des photos postées par nos stagiaires en or :

© de gauche à droite et de haut en bas : noelle_b_photographe, soniablancphotographe, marie_lunea_images, isabellegloaguenlh, marionloiseaurire, estelle_offroy_photographe

©agatheduffaut.photographie

©violaine_rambeau

Et pour les ados alors ?

On continue d’aborder nos sujets sur la parentalité avec Angélique Guilland, coach familiale & relationnelle de 365 jours parents. Elle nous parle, cette fois-ci, de la parentalité face aux ados. Merci encore Angélique de nous éclairer sur ces différents sujets !

Avec les ados, ce sera une autre affaire. Le cadre est toujours aussi important, mais, il sera moins serré. Sa liberté à l’intérieur sera plus importante pour développer son autonomie et il sera construit, avec lui, en prenant en compte ses besoins, mais, aussi, les vôtres. Il y aura aussi des parts négociables, le cadre d’un ado étant en perpétuel mouvement pour assurer une bonne harmonie dans vos relations, mais, il sera toujours là et posé par vous aussi.

Quelques exemples :

Pour les sorties, votre ado va vouloir qu’il y en ait beaucoup plus que vous ne le souhaiteriez. Il suffit de définir clairement le nombre par mois et sous quelles conditions (devoirs faits, résultats scolaires convenables, aide à la maison, rencontrer les parents si il/elle va dormir chez un(e ) ami(e )…) et de prévenir votre ado que si vos conditions ne sont pas respectées, il n’y aura plus de sorties ! Le rythme de ses sorties peut aussi varier en fonction des périodes (scolaires et vacances), mais pensez toujours à pointer le caractère exceptionnel !

Pour l’aide à la maison (mettre la table ou débarrasser, ranger sa chambre, faire le ménage…), établissez vos demandes et écouter ses revendications, trouver des compromis qui feront que tout le monde se sentira respecté. Pour l’utilisation du téléphone, posez des règles précises (pas de téléphone à table mais attention…pour les adultes non plus, poser son téléphone à une certaine heure avant de se coucher…), même chose pour tous les écrans bien entendu.

Le cadre pour un ado sera composé de 4 parties :

– ce qui est interdit (rapport à la loi)
– ce qui est libre
– ce qui est négociable (en fonction de certains éléments définis ensemble)
– ce qui est non-négociable (ce dernier pouvant éventuellement évoluer de façon exceptionnelle).

Prévenez toujours votre ado des conséquences de ses transgressions de façon à ce qu’il sache que tout acte en entraine un autre et dites-vous bien qu’il cherchera souvent à tester les limites de votre cadre, c’est un des principes fondamental de l’adolescence, il en a besoin pour construire sa propre identité.

Angélique Guilland

Une journée bien remplie avec la famille M.

Je vous fais revivre la journée du quotidien de toute cette belle famille, une journée bien remplie avec trois enfants à la maison. Pas le temps de s’ennuyer entre les jeux, la toilette, la préparation de Pâques, les repas, les balades…

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photographe de famille - reportage de vie quotidienne Ernestine et sa famille

Un dimanche de Février 2018 à 11h30

jeu video en famille
© Maryline Krynicki

Ce dimanche est, pour une fois, une vraie journée off pour moi. On en profite pour jouer tous les trois, juste avant d’aller chez mes beaux-parents pour un déjeuner en famille. Pour ceux qui ne connaissent pas « Don’t Starve », c’est un jeu de survie avec de très beaux graphismes et une chouette ambiance. C’est top pour jouer à plusieurs.

photographe de famille - reportage de vie quotidienne Ernestine et sa famille
© Ernestine et sa famille

Comme souvent, le dimanche à 11h30, il ne se passe pas grand chose à la maison. C’est le moment creux de la matinée, petit dej’ fini, douches prises, chacun vaque à ses occupations. C’est souvent le moment où les enfants se font une petite session de jeux vidéo, ou un moment calme pendant que nous adultes, on bricole, on nettoie, on range… Ce dimanche, je fais un rapide tour de la maison : ma fille bouquine au lit et je m’amuse un instant à la photographier à travers l’attrape rêve coloré de sa chambre mais l’heure approche et je ne suis pas convaincue. Je file donc au sous-sol, où mon fils est dans une course virtuelle mais néanmoins endiablée à coté de son père qui bricole. Une scène nettement plus « mobile » qu’à l’étage, ça tombe bien il est 11h30, je prends ma photo.

la photo d'un dimanche de février par Sybil Rondeau photographe de famille à Nantes
© Sybil Rondeau

Enfin un dimanche avec un peu de ciel bleu ! J’attendais cela depuis un mois pour terminer un travail photographique. Je commence à y voir plus clair dans mes réflexions sur ma vie professionnelle et la direction qu’elle va prendre… alors, c’est la tête remplie d’idées nouvelles et de projets enthousiastes que je prépare mon vieux sac à cette sortie. Pourvu que ça tienne jusqu’à cet après midi !

la photo du dimanche
© Annie Gozard

De retour du supermarché où les rayons étaient vides pour cause de 10 cm de neige pendant 2 jours (haaaan mais pourquoi je n’y suis pas allée avec mon appareil photo, c’était ça LA photo du dimanche !!), je me prends un bain de soleil, à même le sol (ma place préférée !). Derrière moi, la pile des choses à lire « en urgence ». Elle-même devant la pile des choses à lire « en priorité » et celle des choses à lire « quand j’aurai le temps ». Adieu !


© Nadine Court

Un classique de mes dimanches midi… et oui, le dimanche à 11h30, je suis très souvent en cuisine. Et comme souvent, je m’accompagne d’un bon verre de vin rouge pendant que je suis aux fourneaux. Aujourd’hui, on teste une nouvelle recette choisie dans le magazine d’un de mes cuisiniers préférés : Ricardo. Les Français ne le connaissent probablement pas car c’est un cuisinier Québécois. Ses recettes sont fabuleuses et on se régale à chaque fois. Dans mes préférés, il y a la recette des cookies aux pépites de chocolat !  Mais pour cette fois-ci, nous cuisinons un plat principal : filet de porc aigre doux aux pommes accompagné de quartiers de chou braisés. Les enfants ont moyennement aimé mais les parents se sont régalés !


Ce mois-ci, nous partageons les photos de estelle_offroy_photographe et jacqueline.c.photographie
Merci de vos participations à #JB1130 !

En plein reportage de vie de famille aujourd’hui à 11h30 (et quelque… ?) pour le défi #jb1130 du collectif @collectifjoyeuxbazar… En plus c’est une séance de préparation pour l’excitant workshop Pop Up du même collectif auquel j’ai l’immense joie de participer le mois prochain ???

Ce matin à 11h30 je me réveillais tout juste. Grasse matinée de lendemain de soirée qui sent bon le début des vacances… Cliché sous couette pour le #jb1130 de @collectifjoyeuxbazar

Emmanuelle B documentaire de famille à Toulouse

Emmanuelle B – photographe documentaire à Toulouse

[INTERVIEW DE PHOTOGRAPHES]

Bonjour Emmanuelle !

Tout d’abord, peux-tu te présenter en quelques mots ? Qui es tu ? Quel est ton parcours ?

Je suis née dans le sud de la France, à Perpignan. C’est ma marraine qui a fait naître ma passion pour la photographie. Je souhaitais être reporter de guerre, photographier des scènes criminelles ou être paparazzi mais j’ai tout aussi apprécié être reporter-photographe sportif puis rédactrice en chef (au grand soulagement de ma maman). En 2005, j’ai mis mes appareils photos au placard (et c’est pas une image) pour monter à Brest et travailler en agence de pub comme maquettiste-graphiste (2e grande passion). C’est au pays du beurre salé que j’ai rencontré mon homme et c’est suite à sa mutation sur la région Toulousaine en 2010 que je me suis remise à la photo. Depuis maintenant 3 ans, j’ai fait du documentaire familial ma spécialité et ne couvre que des petits mariages entres amis.

Vous pouvez découvrir mon travail sur mon site : www.emmanuelle-b.com

Instagram instagram.com/emmanuellebphoto

Facebook www.facebook.com/emmanuellebphoto/

Emmanuelle B documentaire de famille à Toulouse

Comment le documentaire de famille est entré dans ta pratique ? Comment le pratiques tu ?

Je pense qu’il a toujours été présent mais que je ne le définissais pas ainsi. Lorsque j’avais des demandes pour des séances familles ou maternité, je précisais que je faisais uniquement du reportage, mais pendant la prise de vue je ne m’affirmais pas assez et le lifestyle prenait le dessus. En 2015, je suis tombée sur le travail de Colie James et de Kirsten Lewis. Je découvrais les termes de « documentary family photographer », « family photojournalism session », « storyteller », « day in the life ». Ce fut l’évidence.

Est-ce que tu fais également de la photographie lifestyle ?

Je n’en fais plus. Désormais, si il y a des sessions de 1h ou 2h demandées, elles sont consacrées à une activité. Qu’importe laquelle et où, du moment que je puisse documenter et non enjoliver.

Est-ce que tes clients voient la différence entre lifestyle et documentaire ? Dois-tu leur expliquer ? Et si oui, comment expliques-tu ?

Oui bien qu’ils emploient plus le terme « séance famille » que « lifestyle ». Je précise alors que je fais uniquement du documentaire et explique en détails de quoi il s’agit, les objectifs que j’utilise et du coup ma façon de photographier. J’insiste sur le fait que c’est intimiste mais pas intrusif, que l’idéal ce sont les reportages à la journée et que je ne fais pas de photos posées (une photo de famille est tout de même autorisée). Côté tarifs, je fais bien la différence entre la prise de vue et les supports (numérique ou papier). C’est bien précisé sur le devis et ma plaquette produits.

Emmanuelle B documentaire de famille à Toulouse

Quel est le contexte (économique) de la photo de famille dans ton pays/ ta région ?

En France, si je devais donner un ordre des priorités, je dirais que le reportage mariage prend la première position en terme d’investissement. Les mariés ont maintenant conscience de la valeur de ces futurs souvenirs. Ensuite, pour les photos familiales, par méconnaissance, puisque pas encore pas assez représenté, le documentaire vient en dernière position. Entre les deux ce sont les séances grossesses et nouveau né, et là encore, j’ai l’impression que celle en studio et le newborn posing sont privilégiés. Sur la région Toulousaine, le lifestyle est vraiment très bien valorisé par de talentueuses photographes et la clientèle connaisseuse est en demande et apprécie le style.

Est-ce que la photo documentaire de famille est une pratique bien développée dans ton pays ?

C’est encore timide mais d’ici un an, ce sera différent. Votre collectif, déjà, fait parler de cette pratique, et en quelques mois cela à suscité beaucoup de curiosité. De mon côté, j’ai des demandes en privé de photographes qui souhaitent avoir des renseignements. Je suis convaincue du développement de cette pratique d’ici peu… après, s’agira-t-il d’un effet de mode ? Est-ce que l’offre répondra à la demande ? Est-ce que certains seront honnêtes envers eux-mêmes et reconnaîtront s’ils sont fait pour ça ?

Emmanuelle B documentaire de famille à Toulouse

Comment tes anciens clients ont-ils reçu cette nouvelle approche (si nouvelle approche) ?

Je ne pense pas qu’ils aient vu la différence sauf que maintenant je montre beaucoup plus de reportage que de photos posées et j’insiste bien sur l’aspect documentaire.

Y a-t-il beaucoup de photographes pratiquant le documentaire de famille autour de toi ? Quels sont tes rapports avec eux ?

Vous !… A quand un apéro ? :-D

Emmanuelle B documentaire de famille à Toulouse

Qu’est ce que tu aimes dans la photographie documentaire de famille ?

Le vrai, le naturel, le brut, l’inconnu ! Chaque minute, chaque heure passée à son lot de surprises, d’inattendu. Il y a aussi cette liberté, parce que dans la majorité des cas, je travaille en pantoufle ou en chaussette ! :-D et puis surtout, tu ne diriges absolument personne.

Emmanuelle B documentaire de famille à Toulouse

Quelle est ton approche personnelle ? A quoi es-tu sensible ?

Je suis simple, naturelle et assez spontanée. Je ne porte aucun jugement. Je parle, je m’intéresse au foyer. Si on n’échange pas avec moi, pas de soucis non plus mais si les enfants veulent que je joue avec eux, que je leur tienne la main pour traverser la route, que je les porte, je le fais. Je fais partie intégrante de leur vie pour une journée. Par contre, je suis aussi « capable » de ne pas tenir une porte pour aider le passage de la poussette parce que si je l’avais fait à ce moment là, cela changeait totalement la vérité du quotidien.

Emmanuelle B documentaire de famille à Toulouse

As tu déjà rencontré des difficultés lors d’un reportage ou dans l’accueil de tes clients ?

Toutes les familles que j’ai pu rencontré à ce jour m’ont accueilli avec beaucoup de sympathie et générosité. Ce n’est pas donné à tout le monde d’ouvrir son foyer, de se laisser photographier dans son quotidien.
Par contre, je me suis remise en question lors de mon dernier reportage de l’année 2017. Une belle matinée du 24 décembre, avec un foyer plein d’enfants, la magie de Noël à l’état pur… et bing, accaparée par toute l’activité de ce joli monde, j’ai manqué un membre de la famille. Je me suis pris une belle claque et une déception immense.

Emmanuelle B documentaire de famille à Toulouse

Y a-t-il un moment que tu préfères lors d’un reportage ? As-tu une anecdote de reportage?

Je dirais… ce moment où l’on intègre vraiment la famille. Ce passage où la gène (notamment de la part des adultes… car côté enfants, ça dure 5 min et après hop hop ils vous oublient) disparaît et le naturel reprends le dessus. Après, j’aime bien les petits-déjeuners, les trajets en voiture et l’heure du bain.
Côté anecdote, la toute dernière a été la réaction d’une petite fille qui m’a vu photographier une crise de larme d’un pitchou qui avait été puni : « Pourquoi tu le photographies quand il pleure ? C’est mieux quand il rigole ! »… Comme quoi, la photographie est synonyme de bonheur ! :-D

Emmanuelle B documentaire de famille à Toulouse

Qui sont tes influences ? Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Robert Doisneau. C’est LE photographe qui m’a donné envie de faire du reportage et de photographier la vie telle qu’elle est.

Après j’adore les photos intimistes d’Ivan Troyanosky et la bouffée de bonheur de celles de Ricardo Vieira. De temps en temps, je me plonge dans un autre registre, celui des photographes de LensCulture, de l’agence MYOP ou VU.

Pour le documentaire familial, je citerai Renato Dpaula, Jessica Thomason, Félicia Chang, Kirsten Lewis, Casey McCauley.

ernestine et sa famille photographe de famille reportage documentaire

Un documentaire de famille, comment ça se passe ?

On vous parle souvent de l’importance de garder des souvenirs des moments de votre quotidien, mais on ne vous a pas forcément expliqué comment nous allons documenter cette journée en famille. Alors, concrètement, comment se passe un documentaire de famille ?

déroulement d'un documentaire de famille à Nantes par Sybil Rondeau photographe de famille

© Sybil Rondeau

Je réalise plus souvent des demi-journées que des journées complètes, et je commence très souvent dès le petit déjeuner. Il m’arrive même de dormir sur place si la maison est vraiment loin de chez moi. C’est d’ailleurs à mes yeux l’idéal : en arrivant la veille, je peux faire connaissance, et la première appréhension à ma présence dans leur quotidien est immédiatement levée par cette rencontre informelle, autour d’un dîner par exemple. Dans le cas contraire, j’arrive au petit matin, les enfants ne sont pas forcément encore debout, et je commence par rassurer les parents parfois un peu stressés par cette présence incongrue. Je leur explique que les enfants vont être au centre de mon reportage, ce sont eux les sujets principaux. Cela permet bien souvent de les détendre ! Bien sûr, dans tous les moments d’interaction parents – enfants, ils seront tout autant mes sujets et je serai à même de capter de beaux moments de complicité. Les petits m’observent, se demandent ce qui se passe. Et puis assez vite ils reprennent le cours de leur vie… ils trouvent plutôt agréable qu’on s’intéresse à eux de cette façon ! Tout au long du reportage, je n’interviens pas sur ce qui se passe mais je suis là avec eux, assez proche puisque je travaille majoritairement au grand angle. Cela me permet de créer des images dynamiques qui donnent la sensation de revivre le moment quand on les regarde. Je participe tout de même un peu en parole, je vis le moment avec eux pour mieux le photographier.

© Nadine Court

Que ce soit pour un reportage d’une demi-journée ou d’une journée complète, ce que je préfère c’est arriver en fin d’après-midi, après la sieste ou après l’école pour les plus grands. Dans le cadre d’une demi-journée, c’est généralement après cette heure que les rituels sont les plus importants : goûter, devoirs, bain, repas, jeux et coucher. Et dans le cadre d’une journée complète, ça me permet de faire connaissance avec les enfants pendant qu’ils sont bien éveillés plutôt que de les surprendre au réveil. Découvrir une inconnue dans sa maison alors qu’on a tout juste ouvert les yeux peut être assez intimidant pour certains enfants. Et puis en dormant sur place, je suis sûre d’être là au réveil ! :-)

Pour le déroulement du reportage, je n’essaie pas de me faire oublier. La famille s’habitue à ma présence et met très peu de temps à reprendre sa routine. On échange, on plaisante, on rigole. Tout se fait très naturellement. Par contre, je n’interviens pas sur les événements dans la mesure où je ne demande rien et je ne déplace rien. C’est du 100% naturel ! :-)

un documentaire de famille comment ça se passe ernestine et sa famille

© Marine Poron/Ernestine et sa famille

De mon coté, je prépare ma venue en amont. Les familles reçoivent un petit questionnaire et un guide pour expliquer au mieux ma démarche, ce que je ferai ou ne ferai pas, ainsi que quelques conseils pour que tout le monde profite au mieux de ce moment. Le questionnaire me permet de créer un premier contact réel avec la famille. Je leur demande de se dévoiler un peu, de réfléchir à ce qui compte pour eux etc. Des petites informations anodines qui me permettent d’arriver le jour J avec une meilleure idée de qui ils sont. Quand j’arrive chez les gens, nous commençons par discuter, je les questionne, je creuse un peu les réponses qu’ils m’ont fournis, je fais connaissance avec tout le monde et je commence doucement à prendre des photos. Tout au long de la journée, je vais discuter avec mes hôtes, partager leurs activités, les repas… Comme si je faisais partie de leur vie. Je dis parfois que c’est comme de recevoir une cousine éloignée qu’on n’a pas vu depuis très longtemps. Au début, on tâtonne et petit à petit, tout devient naturel. Ma manière de me fondre dans la vie de la famille, c’est d’en faire partie le temps d’une journée. Cela me permet de mieux ressentir ce qu’il s’y passe et tout l’amour qui circule. Et je vous jure qu’à chaque fois, j’ai envie d’être adoptée <3!

© Annie Gozard

Quand je couvre des demi-journées, je préfère aussi commencer à l’heure du petit-déjeuner. Parce que j’adore ce moment et qu’il permet d’aller crescendo en termes de rythme.

Alors évidemment, on a besoin d’un petit temps d’adaptation pour s’apprivoiser mutuellement. Au tout début, même s’ils ont été prévenus au préalable, les enfants sont intrigués par ma présence et par le fait d’être photographiés (difficile alors de faire des photos sans qu’ils regardent l’appareil) mais ça leur passe très rapidement.

Quand j’arrive, je ne connais pas grand-chose de la famille. Je n’échange pas beaucoup avec eux avant mon arrivée. Je leur ai juste expliqué dès le premier contact en quoi consistait ma démarche et je m’assure qu’ils sont réceptifs. Donc si je viens chez eux les photographier, c’est qu’ils ont bien compris et qu’ils sont partants pour vivre leur vie comme d’habitude mais sous mon oeil attentif. Et de mon côté, je m’adapte à ce que je vois, ce que je ressens.

Donc une fois sur place, je discute, je prends mes marques dans l’espace. Puis je rentre un peu dans ma bulle pour rester concentrée. Car je ne sais pas discuter et photographier en même temps, c’est mon draaaame ! Sur mes tous premiers mariages et mes tous premiers reportages famille, ça m’a déjà arrivé d’être tellement engagée dans une discussion d’en oublier que je suis venue pour faire des photos …

La demi-journée se finit sur le déjeuner que je partage avec mes hôtes. Et avec un peu de chance, il y a au moins un enfant qui a besoin de faire une sieste juste après mon café, ce qui permet de clore le reportage. Parce que sinon, j’y serais encore …

reportage quotidien par maryline krynicki

© Maryline Krynicki

Avant la journée de reportage, je prends du temps, souvent par téléphone, pour bien expliquer comment va se passer la journée avec moi. Les familles ont besoin de comprendre, concrètement, ce que ça va impliquer et d’être rassurées quand elles n’ont jamais vécu une expérience comme celle-ci. Et, en fait, tout se passe tellement naturellement, qu’à la fin de la journée, elles ne savent plus pourquoi elles s’étaient inquiétées avant. Et donc, comment cela se passe ? Je viens tout simplement partager une journée avec eux. J’arrive assez tôt le matin, parfois, avant que les enfants ne se réveillent, je m’équipe et je commence par photographier l’environnement, là où ils vivent. Je viens ensuite sonner à la porte et je fais la connaissance de tout le petit monde, en continuant de photographier pour les habituer. Ils oublient facilement l’appareil comme ça. La journée défile et je photographie leur vie, leurs activités en famille, les instants du quotidien, ce qu’ils partagent au jour le jour. Je les quitte le soir, après le diner, avec ce sentiment d’avoir passé une journée avec des copains. C’est hyper agréable et j’ai déjà hâte de les revoir pour leur faire découvrir les images !

Quand le collectif participe au concours FPJA

Il y a quelques semaines, le site Family Photojournalist Association (FPJA) a lancé son tout premier concours. Nous avons, évidemment, chacune, participé à ce concours dédié à la photographie documentaire de famille. Et, nous sommes super fières d’avoir remporté plusieurs Awards : 26 récompenses à nous 5, dont 10 par Sybil et 7 par Annie !


© Annie Gozard


© Annie Gozard


© Annie Gozard


© Annie Gozard


© Annie Gozard


© Annie Gozard


© Annie Gozard


© Ernestine et sa famille


© Ernestine et sa famille


© Ernestine et sa famille


© Ernestine et sa famille


© Maryline Krynicki


© Nadine Court


© Nadine Court


© Nadine Court


© Nadine Court


© Sybil Rondeau


© Sybil Rondeau


© Sybil Rondeau


© Sybil Rondeau


© Sybil Rondeau


© Sybil Rondeau


© Sybil Rondeau


© Sybil Rondeau


© Sybil Rondeau


© Sybil Rondeau

Un dimanche de Janvier 2018 à 11h30

quotidien du dimanche à 11h30
© Maryline Krynicki

Un dimanche très spécial, complètement déconnectés, dans un lieu un peu fou inspiré de 2001 l’Odyssée de l’espace. Nous nous sommes offert un week-end en amoureux pour fêter ce début d’année juste tous les deux.

La photo du dimanche Joyeux Bazar Ernestine et sa famille
© Ernestine et sa famille

Chez moi, en ce moment, c’est le grand nettoyage de printemps (on sait jamais, ça va peut-être faire venir le printemps plus tôt !). On range, on trie, on nettoie, on frotte, on perce et on accroche ! Chaque week-end son activité et ce week-end, la perceuse était de sortie : une étagère à accrocher en bas, un cadre dans la chambre de ma fille, un luminaire qui attend depuis 6 mois ET ce miroir « objectif photo » offert par le Père Noël cette année ! Il est 11h30 et on a déjà bien lancé la journée !

la photo d'un dimanche de janvier 2018 par Sybil Rondeau photographe à Nantes
© Sybil Rondeau

Un dimanche matin sous le signe du bien-être ! Il est déjà 11h30, je sors à peine du lit et je joue au fakir sur mon tout nouveau tapis d’accupression avant d’aller profiter de cette belle journée. La bonne résolution de cette année est de prendre soin de moi, et de trouver un nouvel épanouissement personnel mais aussi professionnel… tout un programme ! Les idées se bousculent déjà dans ma tête, et je rêve d’une retraite au bout du monde au bord d’un lac paisible afin qu’émerge la bonne direction !


© Annie Gozard

Sur le plan émotionnel, cette journée est une grande journée : le soleil est revenu sur Paris ! Le ciel est bleu, c’est trop beau. Je passe un maximum de temps dehors pour en profiter, le visage toujours face au soleil. Bref, ce dimanche, j’ai beaucoup progressé en moonwalk !


© Nadine Court

Dimanche matin cocooning… Cet après-midi, je pars pour Valence assister à un événement photos avec des collègues et amis. J’ai été malade (suite d’une mini grippe) toute la semaine donc pour être en pleine forme pour mon déplacement, je me suis bien reposée. Ce matin, bien emmitouflée dans ma couverture, j’ai passé un moment à tricoter le châle de ma filleule.

 


Pour ce début d’année, nous avons choisi de mettre en avant les photos de Emilie L’Haridon, Marion Angot et Romain Quintard-Portal
Merci de vos participations à #JB1130 !

jb1130 Emilie L'Haridon
© Emilie L’Haridon
jb1130 Marion Angot
© Marion Angot
jb1130 Romain Quintard-Portal
© Romain Quintard-Portal

ernestine et sa famille photographe de famille reportage documentaire

Un déjeuner d’avant Noël en famille

Les occasions de faire un reportage documentaire de famille sont multiples et en voici une de saison : un déjeuner en famille avant Noël.

Ce jour là, j’ai partagé une demi-journée avec la famille G. réunie autour du sapin quelques jours avant Noël. Toute la famille était là, même ceux qui vivent habituellement au Brésil et c’était un moment idéal pour profiter d’être ensemble, voir passer la petite Manon  de bras en bras, fêter les anniversaires des derniers mois juste à temps avant la fin de l’année. Un moment de vie simple et des souvenirs précieux!

 

Photographier la toilette des enfants par Sybil Rondeau photographe à Nantes

La toilette vue par…

La toilette vue par Maryline

Ce moment est un peu à part dans la journée. On a l’impression d’une parenthèse, d’un instant plus calme, même si les enfants peuvent faire les fous dans leur bain.

Pour les photos, ça peut être plus compliqué pour deux raisons principales, l’une technique et l’autre plus relationnelle. Les contraintes techniques, nous en avons plein dans une journée, mais, pour la toilette, on peut, souvent, difficilement se déplacer, on a peu d’espaces et la lumière est la plupart du temps artificielle. C’est donc l’occasion d’utiliser des astuces et d’être plus imaginatif en jouant avec les reflets dans les miroirs, l’exposition, les cadrages originaux. Et, ça tombe bien car j’adore ça !

Il faut aussi faire attention à la pudeur de chacun. Je demande toujours si ça ne dérange pas que je continue à photographier pendant la toilette des enfants. Je demande aux parents, mais, surtout aux enfants qui n’osent pas tout le temps exprimer leur gène. Et, ça se passe super bien lorsque chacun est respecté. Et puis, on peut cadrer nos images pour respecter l’intimité. Cela aussi nous pousse à chercher de meilleurs angles de vue.

reportage du quotidien la toilette reflet

reportage du quotidien la toilette dans le miroir

La toilette vue par Annie

Le passage dans la salle de bains ou le moment où je regrette d’avoir repris deux fois du dessert ! La circulation y est parfois si réduite qu’il me faut grimper sur quelque chose pour trouver une place. En équilibre sur les rebords de la baignoire, j’essaie de protéger mon objectif des éclaboussures. C’est pas toujours facile la vie du photographe documentaire de famille ! Une fois ces contraintes physiques maîtrisées, place au spectacle des jeux d’eau et des frimousses ravies. Le moment que je préfère dans cette séquence, c’est souvent celui qui arrive juste après : le réconfort dans la chaleur du peignoir et l’instant massage.

la toilette vue par Annie Gozard

La toilette vue par Marine

La toilette est un moment de la journée où l’on peut s’amuser photographiquement parlant. Il y a des bulles, des reflets, de la buée, des grimaces… On peut montrer ou cacher les choses. C’est un moment où parents et enfants ont leur rôle bien défini et c’est parfois une « petite bataille » ou au contraire l’éclate totale. Plus encore que pour les autres moments, c’est important de respecter la pudeur et l’espace vitale des personnes photographiées, de leur demander leur accord pour se faire accepter totalement. J’aime aussi chercher des détails, des petites mains, les cils, ou le reste d’un tatouage éphémère ou d’un vernis de déguisement, où encore chercher des images graphiques en m’appuyant sur les lignes de la salle de bain.

ernestine et sa famille photographe de vie quotidienne

ernestine et sa famille photographe de vie quotidienne

La toilette vue par Sybil

C’est un moment privilégié de la journée avec les enfants. La plupart du temps, les petits aiment jouer avec l’eau et profitent bien de cet instant plaisir. Pour moi qui aime être proche de mon sujet, la petitesse de l’espace d’une salle de bain est plus souvent un atout. L’enfant va évoluer dans un cadre très restreint et rien ne pourra m’échapper ! En terme de composition, il va y avoir des miroirs, des reflets, de la buée… autant d’éléments avec lesquels je vais pouvoir jouer. C’est aussi un moment de complicité entre les parents et leurs enfants ou encore entre frères et sœurs. Bref, sans aucun doute un de mes moments préférés de la journée !

Photographier la toilette des enfants par Sybil Rondeau photographe à Nantes

Photographier la toilette des enfants par Sybil Rondeau photographe à Nantes

La toilette vue par Nadine

C’est un de mes moments favoris de la journée parce que c’est toujours un moment de jeux et de « bêtises » potentielles. Éclaboussures, rires, moments d’échanges avec les parents… Je fais bien entendu attention à ne pas mouiller mon matériel mais je n’hésite pas pour autant à m’approcher au plus près. Bien sûr, je rêve d’une grande salle de bain lumineuse avec une baignoire au beau milieu de la place pour pouvoir Circuler à mon aise mais il faut savoir jongler avec les contraintes d’une petite salle de bain avec peu d’espace pour circuler. C’est parfois frustrant parce qu’on rate plusieurs beaux moments faute d’avoir le bon angle de vue. Il faut redoubler de créativité et d’originalité. Un défi bien agréable à relever !

Bébé joue avec son reflet dans la glace après le bain

Reportage du quotidien - Bain