interview Johanna King photographe documentaire de famille en Irelande

Johanna King – Photographe documentaire en Irlande

[INTERVIEW DE PHOTOGRAPHES]

Bonjour Johanna !
Tout d’abord, peux-tu te présenter en quelques mots ? Qui es tu ? Quel est ton parcours ?

Bonjour. Je m’appelle Johanna et je suis une photographe française basée à Dublin en Irlande. J’y vis depuis 10 ans. Mon père m’a toujours photographiée quand j’étais enfant. A ce jour, mon album est l’un de mes biens les plus précieux. J’aime particulièrement les photos de moi avec mes parents et mes grands parents, l’appartement dans lequel j’ai grandi avant de déménager en campagne et les photos de vacances. Quand j’ai eu mon premier appareil photo, j’ai commencé en photographiant mes amis, ma famille et mes chats :). J’ai pensé en faire un métier après le lycée mais il n’y avait qu’une ou deux écoles de photo en France, alors j’ai fais Web Designer plutôt. Ce n’est qu’en 2013, à 30 ans, que j’ai enfin crée mon entreprise en photographie. Même si j’aurais aimé le faire plus tôt, je sais bien qu’il y a un temps pour tout.

Vous pouvez découvrir mon travail sur mon site : SITE
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Hi Johanna !
First of all, can you introduce yourself ? In a few words, tell us who you are and how did you get to where you are today

Hi, my name is Johanna and I am a french photographer based in Dublin, Ireland. I’ve been living here for nearly 10 years. My father always took photographs when I was a child and to this day, my photo albums are one of my most precious belonging. I particularly love the photographs of myself and my parents & grandparents, the apartment I grew up in before moving to the countryside as well as the holiday photos. When I got my first camera I started by photographing my friends, my family and my cats 🙂 I thought of making it a career at the end of high school but I think there were only 1 or 2 photography schools in the whole of France, so I studied to be a web designer instead. It’s only in 2013, at 30 years old that I finally set up my own photography business and although I wish I did it earlier, I know there is a time for everything.

You can find my work here : SITE
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interview Johanna King photographe documentaire de famille en Irelande

 

Comment le documentaire de famille est entré dans ta pratique ? Comment le pratiques tu ?

Trouver sa voie et son style et tant que photographe prend beaucoup de temps. J’ai su tout de suite que le studio n’était pas pour moi, j’ai donc commencé en photographiant mes clients chez eux ou en extérieur dans un style lifestyle. Mais je n’étais pas à l’aise avec le côté posé, et je pouvais sentir que mes clients ne l’étaient pas non plus parfois. Mes meilleures photos étaient toujours prises dans les moments d’entre deux quand ils ne faisaient pas attention à moi. J’adorais capter les vrais moments, les expressions, les connexions. A ce stade, j’imagine que j’étais déjà entre le lifestyle et le documentaire mais je ne savais même pas que le documentaire existait.

C’est seulement lorsque je suis tombée sur le site “Fearless and Framed” que j’ai eu une révélation. J’ai découvert un monde nouveaux : j’ai lu, regardé, échangé, appris !

J’ai alors commencé à photographier ma famille dans un style plus documentaire. J’ai regardé la formation de Kristen Lewis sur Creative Live : “photojournalisme à la maison”. J’ai fais de la publicité pour faire quelques essais entièrement documentaire et j’ai adoré (et j’adore toujours). Le retour de mes clients étaient vraiment bon : cela semblait naturel pour eux, is étaient détendus et disaient même que ça ne ressemblait pas à une séance photo.

Je me suis mise à regarder les photos que j’avais prises de la première année de ma fille, et j’ai remarqué que celle qui me touchaient le plus étaient celles qui captaient nos sentiments. j’aimerais tellement retourner photographier ces premières semaines différemment !

How did you come to documentary family photography ? How do you practice this form of photography ?

It takes a while to find your voice and style as a photographer. I knew from the start that studio photography wasn’t for me so I started as a lifestyle photographer and photographed clients in their home or outdoor. I was still not comfortable with posing and I could sense that it felt awkward to some of them. My best photos were always taken during the « in-between » moments when I caught them unaware. I loved to capture the true moments/expressions/connections. I guess at this stage I was already in between lifestyle & documentary, but I didn’t even know that « documentary family photography » was even a thing.

It’s only when I stumbled upon the Fearless & Framed website that I had a revelation. I discovered a whole new world and read, watched, exchanged and learnt.

I started photographing my family in a more documentary way. I watched Kirsten Lewis « Photojournalism in the home » course on Creative Live, I advertised a few model calls for 100% documentary sessions and loved it (and still do). My clients feedback was really good: it felt right to them too. They were relaxed and even said it didn’t feel like a photo session.

I also started looking at the photographs I took of my daughter during her first year and realised that those I connected the most with were the ones capturing the feeling of our lives. I wish I could go back and photograph the first few weeks differently.

interview Johanna King photographe documentaire de famille en Irelande

Est-ce que tu fais également de la photographie lifestyle ?

Plus maintenant. Lorsque les clients le demandent, je fais 15 minutes de photos lifestyle en fin de séance.
Lors des séances d’une heure, nous planifions une activité qui donnera de bonnes images de type documentaire. Je crois que Kristen Lewis les qualifie : “des sessions documentaires dirigées par le photographe”.

Do you also work as a lifestyle photographer ?

Not anymore. If my clients request it, I can do more posed lifestyle photographs for 15 minutes at the end of the session.

For 1h sessions, we might plan an activity that will make for great documentary photos. I think Kirsten Lewis described them as « Photographer directed documentary sessions ».

Est-ce que tes clients voient la différence entre lifestyle et documentaire ? Dois-tu leur expliquer ? Et si oui, comment expliques-tu ?

Ici, à Dublin, les gens ne connaissent pas forcément ces différents style de photographie. Plutôt qu’un style particulier, ils recherchent un photographe de maternité, de nouveaux né ou de famille. Les clients qui sont attirés par mon travail recherchent plutôt des photos naturelles et spontanées. Ils n’aiment pas poser, ils n’aiment pas les photos en studio, et ils veulent quelqu’un qui va se déplacer chez eux ou sur leur lieu de balade préféré.
Même s’ils ont déjà embauché un professionnel par le passé, ils n’ont pas d’attentes particulières. Mais j’explique toujours avant que je guiderai très peu voire pas du tout ! Je me concentre sur le résultat plutôt que sur sur les termes lifestyle ou documentaire. Je leur parle d’images qui vont capter leurs personnalités et leurs vies à un moment donné. Je leur dis que tout ce qu’ils ont à faire c’est d’être eux même et d’agir comme ils le font habituellement.
Au début de la séance, je leur rappelle qu’ils ne doivent pas agir différemment pour moi. Ca prend parfois du temps pour que le enfants les plus âgés arrêtent de poser, mais on y arrive toujours !

Do your clients see the differences between lifestyle and documentary ? Do you have to explain to them ? If so, how do you explain ?

Here, in Dublin, people are not necessarily aware of those different styles of photography. Rather than looking for a particular style, they will look for a newborn/maternity/family photographer. The clients attracted to my style are people looking for « candid/natural » photos. They don’t like posing, they don’t like studio photos and they want someone to come into their homes or follow them to their favourite outdoor location.

Unless they’ve hired a professional photographer for their family before, they don’t have expectations, but I always explain beforehand that there will be very little direction during the session if none at all. I focus on the results rather than words such as « lifestyle » or « documentary ». I talk about images capturing their personality, their lives at this moment in time. I tell them all they have to do is being themselves and interact the way they would usually do.

At the start of the session I remind them that they don’t need to act differently for me. It might take a while for older children to get used to no posing, but we always get there!

interview Johanna King photographe documentaire de famille en Irelande

Quel est le contexte (économique) de la photo de famille dans ton pays/ ta région ?

je pense que le marché est divisé entre les photographes de studio et les photographes lifestyle.A priori, le marché pour le studio est toujours très important pour les nouveaux nés, les enfants et les photos de diplomés. D’ailleurs je pense que pour la plupart des gens (je peux me tromper) c’est exactement ce à quoi ils pensent lorsqu’on parle de photographe professionnel. Cependant, comme la photographie de mariage a beaucoup évolué dans ce pays, les gens commencent à réaliser qu’ils peuvent avoir ce type d’images naturelles pour leurs familles également. Mais ce n’est pas aussi important qu’aux Etats Unis, ou même qu’en France.

In your country, what is the economical context for family photography ?

I think the market is divided between studio family photographers and lifestyle family photographers. It seems like studio photography is still big for newborns, children, communions, and graduations photographs. I think that for most people (I might be wrong!) that’s what they think about when they hear « professional photographer ». But just like wedding photography has evolved a lot in this country, people have started to realise that they can get the same candid style for their families too. It is definitely not as big as in the States or even France.

Est-ce que la photo documentaire de famille est une pratique bien développée dans ton pays ?

Non.

Is documentary family photography well developed in your country?

No.

Comment tes anciens clients ont il reçu cette nouvelle approche (si nouvelle approche) ?

Ils sont un peu curieux au début mais vraiment impressionnés à la fin. Si peu d’efforts et de stress pour de belles images vraies. Je parle peu de côté documentaire, ça se passe simplement comme ça.

If documentary is new for you, how did your clients received it ?

They might be a little curious at first but really amazed at the end of it: so little efforts and stress and beautiful honest photos at the end of the process. I don’t talk so much about the documentary side of things anyway, it just happens that way.

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Y a-t-il beaucoup de photographes pratiquant le documentaire de famille autour de toi ? Quels sont tes rapports avec eux ?

Je crois qu’il y a 2 photographes à Dublin qui se revendiquent comme photographe documentaire de famille. Moi inclu. Nous faisons tous les 2 parti du groupe Facebook de Fearless and Framed et nous sommes en contact mais nous ne nous sommes pas encore rencontrés. Ce groupe est une communauté internationale vraiment sympa, je l’apprécie vraiment.

En dehors de la photographie documentaire, j’ai pris contact avec quelques photographes de famille. C’est toujours très sympathique de se rencontrer autour d’un café et de discuter de nos photos, de nos familles, du fait de bosser chez soi etc.


Are there many photographers working as a documentary family photographer ? How do you get along together? Is there like a community or do you each do your own thing?

I think there are two photographers in Dublin that clearly advertise themselves as « documentary family photographers ». Me included. We are both part of the Fearless & Framed Facebook Group and we’ve been in contact but have yet to meet up. This Facebook Group is a great international community. I really like it.

But outside of documentary family photography, I have made contact with a few other family photographers and it’s always very nice to meet for a coffee and chat about photography, our families, working from home etc.

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Qu’est ce que tu aimes dans la photographie documentaire de famille ?

J’aime que ça ait du sens. Lorsque je vois la réaction de mes clients à la découverte de leurs images (les projections sont parfaites pour ça) je me dis que j’ai pris part à quelque chose qui me dépasse ! Conserver des souvenirs de choses qui n’arrivent qu’une fois dans une vie ou de petits souvenirs du quotidien est vraiment gratifiant.
Je sais que ces images auront de plus en plus de valeur au fils des années.

Au delà des résultats, ce que j’aime au sujet de la photo documentaire c’est l’absence de poses. Je peux être moi même pendant les séances, interagir avec les clients, rires avec les enfants sans me sentir gênée. Je n’ai pas vraiment l’impression de travailler en réalisant un reportage !

What do you like in documentary family photography ?

It’s meaningful. When I see my clients reactions when they see their photographs for the first time (in-person viewings are brilliant for that) I just feel like like I’ve been a part of something « bigger » than me. Preserving once-in-a-lifetime memories or small little things of the everyday is very rewarding.
I know that those photographs will only become more valuable as years go by.

Besides the results, what I love most about documentary photography is the lack of posing. I can be myself during the sessions, interact with my clients, laugh with the children, without feeling awkward. Doing a session certainly doesn’t feel like work !

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Quelle est ton approche personnelle ? A quoi es-tu sensible ?

Je suis particulièrement attirée par les liens, les sourires et les moments calmes. Je ne peux pas m’empêcher de vouloir photographier la joie et l’amour. Evidemment, la vie n’est pas faite à 100% de moments heureux mais ce sont ceux que je veux conserver pour mes familles. Les moments drôles aussi !
Je veux aussi faire des photos des enfants avec leurs grand-parents. Si ces images sont aussi importantes pour moi, elles le sont forcément pour d’autres.

What is your personal approach? What are you sensitive to ?

I am particularly drawn to connections, smiles and quiet moments. I can’t help but want to capture happiness and love. Obviously, life is not made of 100% of happy moments, but they are the ones I want to preserve for my families. The funny ones too!

I also want to create photographs of grandparents & grandchildren together. If those photographs are that precious to me, they will be for others.

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As tu déjà rencontré des difficultés lors d’un reportage ou dans l’accueil de tes clients ?

Ce n’est pas vraiment un problème, mais il y a parfois d’autres membres de la famille qui se rajoutent à la séance et qui n’ont pas pris part aux explications du départ. Leurs attentes peuvent être différentes, ou ils peuvent demander des photos posés ou regarder l’appareil. Il est alors important de leur expliquer le plus tôt possible pour éviter les déceptions. Certains enfants ont l’habitude de dire “cheese” devant un appareil photo, cela prendra un peu plus de temps pour eux pour se sentir à l’aise et d’agir naturellement. Ils vous disent de ne pas prendre de photos quand ils vous regardent :).

Did you ever have any issues during a session or with the family who was hosting you ?

Not an issue as such, but sometimes there will be extra family members during the session who have not been a part of the communication process from the start. Their expectations can be very different and they might ask for specific posed photographs or look at the camera. It is important to include them as early as possible and have a casual chat again at the start of the session to avoid disappointments. Some children are used to « say cheese » at the camera, so it might take a little longer for them to relax and interact naturally. They say not to take a photo when they look at you 🙂

interview Johanna King photographe documentaire de famille en Irelande

Y a-t-il un moment que tu préfères lors d’un reportage ? As-tu une anecdote de reportage?

La préparation des repas et les repas sont super quand toute la famille y prend part. Les petits adorent aider à mettre la table et faire les choses tout seuls. J’aime aussi les activités comme les travaux manuels, la fabrication d’un gateau ou le jardinage, qui peuvent être partagés avec un adulte.

Un de mes moments préférés a eu lieu lors d’un reportage il y a peu : une grand-mère et sa petite fille de 4 ans sont montées jouer au coiffeur. Elles ont toujours ce même rituel : la petite fille s’assoie devant la commode, et la grand-mère, qui était réellement coiffeuse, lui demande d’une façon très professionnelle : “qu’aimeriez vous aujourd’hui madame ?” Avant de la coiffer et de lui tresser les cheveux d’une façon élaborée.
C’est difficile à expliquer, mais cela résume parfaitement la raison pour laquelle je fais ce métier. Ce jeux fait parti de leur relation. Même si la petite fille l’adore, elle ne se rend pas compte encore à quel point c’est important pour elle. Lorsque ce sera le cas, elle aura les photographies !
Pendant le même reportage, la petite fille a aussi aidé son grand père a préparer le repas du dimanche, un rituel entre eux. Lorsque nous avions parlé de ces rituels avec sa mère quelques semaines auparavant, j’avais trop hate de faire ce reportage !

Which is your favorite moment in a DITL session ? Any particular story that happened during a session you’d like to share?

Meal preparations and meals are great when the whole family is a part of it. Little ones love helping set the table and do everything themselves. I also like activities such as crafts, baking and gardening, which can be shared with an adult.

One of my favourite moment in a recent session was when both the grandmother and the granddaughter (4-year-old) went upstairs to play « hairdresser ». They always follow the same ritual: the little girl sits in front of the dresser and the grandmother, who used to be a hairdresser, ask her in a professional voice « What would you like today madam? » before brushing and plaiting her hair in an intricate way.

It is hard to explain but to me, it sums up why I do what I do. This game is a part of their relationship. Although she loves it, this little girl doesn’t realise how important it is to her. When she does, she will have the photographs.

During the same session, the very same little girl helped her grandad preparing Sunday dinner, a ritual between them. When we discussed those rituals with her mother a few weeks before, I couldn’t wait to do the session !

interview Johanna King photographe documentaire de famille en Irelande

Qui sont tes influences ? Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Kristen Lewis, Jenna Christina, Steacey Ilyse… et pleins d’autres photographes du groupe Fearless and Framed. L’inspiration vient de mes clients, et chaque famille est si différente qu’il m’est impossible de me répéter.

Who are your influences ? What is a source of inspiration for you?

Kirsten Lewis, Jenna Christina, Steacey Ilyse… and many other photographers from the Fearless & Framed Facebook group. Inspiration itself comes from my clients and every family is so different it’s impossible to repeat myself.

interview Johanna King photographe documentaire de famille en Irelande

SaveSave

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le petit-déjeuner en famille

Nos moments préférés de la journée

Nous, les photographes documentaire de famille, aimons la routine. En tout cas nous aimons la photographier. Dans une journée de reportage de famille, il y a tout un tas de moments qui reviennent régulièrement, les moments de la vie quotidienne, la routine. Ce sont souvent des moments où la famille oublie totalement la présence du photographe, occupée aux tâches quotidiennes de la vie de famille.

Lors de nos conversations, nous nous sommes rendues compte que chacune de nous avait un moment favori, qui pour une raison ou une autre nous touche plus, nous inspire etc. On a décidé d’en faire notre sujet du jour : « Nos moments préférés de la journée ».

reportage photo de vie de famille a Paris
© Ernestine et sa famille

Je commence par la fin (de la journée) : l’histoire du soir et le moment de coucher les enfants. C’est un moment chargé en habitudes. Chaque famille a son rituel du soir. Dans l’ordre ou dans le désordre : Pyjama – brossage de dent – histoire – bisous/câlins – câlin doudou – verre d’eau – veilleuse etc. c’est un moment où se mixent le calme et la tempête, où l’on chuchote ou bien l’on crie ! C’est le moment où les petits yeux se ferment tout seuls, ou bien au contraire, restent bien ronds et bien ouverts dans le noir. C’est un moment que j’aime particulièrement car c’est le temps des histoires et de l’imaginaire, c’est le moment des confidences et des grandes déclarations. J’aime photographier les petits corps qui se blottissent, les câlins qui jouent les prolongations, mais le sommeil attends derrière la porte et il ne me reste plus qu’à partir sur la pointe des pieds.

photo de la routine familiale par sybil rondeau
© Sybil Rondeau

Mon moment préféré est celui des préparatifs des enfants : le matin ou bien le soir avant le coucher, c’est un moment fort de la journée partagé avec les parents. Et sans doute le moment le plus intime aussi. Mais fidèles à eux même, les enfants ne s’émeuvent pas de ma présence à leurs côtés. Ils profitent de ce moment d’amusement dans le bain ou la douche ! Techniquement parlant, c’est aussi un terrain de jeu pour moi : l’eau, les reflets, la buée… et puis des regards sur soi dans le miroir et tout un apprentissage qui se met en place. J’aurais des tonnes de photographies de ce moment à partager !

le petit-déjeuner en famille
© Annie Gozard

J’adore les petits-déjeuners, quand tout le monde a encore un peu la tête à l’envers et les paupières qui collent. Chacun vit sa propre vie indépendamment des autres, certains s’affirment déjà. Les jours de chance, le soleil rasant du matin s’invite aussi à la table. Je joue avec. Je prends mes marques en douceur. Et puis, comme je ne prends jamais de petit-déjeuner (mon estomac – et tout le reste aussi – n’est pas du matin) mais que j’adore l’idée de prendre un petit-déjeuner, je vis ainsi un fantasme par procuration.

cuisiner en famille
© Maryline Krynicki

En règle générale, j’adore les moments où les parents partagent une activité avec leurs enfants. Ça peut être des jeux, un sport ou un moment de tendresse tout simplement. Mais, il y a une activité que j’aime vraiment photographier, c’est quand la famille cuisine ensemble, ces moments où chacun va jouer un rôle avant de partager un bon repas autour de la table. Suivant le nombre d’enfants et leurs âges, ça peut vite devenir un vrai bazar. J’adore ça ! Ces moments-là se prêtent bien à de bons éclats de rire, une belle complicité et à de super souvenirs. Et, on découvre parfois tout le sérieux et la concentration que peut avoir un enfant quand il s’agit de casser un œuf 🙂

Supermaché en famille - reportage photos du quotidien
© Nadine Court

Il y a beaucoup de moments de la journée que j’aime, le choix a été difficile. J’ai d’abord pensé au bain, ce moment où les enfants peuvent s’amuser à éclabousser dans tous les sens, laissés libres de s’amuser dans l’eau. Et puis en fait, j’ai choisi les sorties en famille. Que ce soit une balade dans le quartier, un temps de jeu au parc ou les courses au supermarché, il y a plein de jolis moments partagés avec les enfants à photographier. Ou des craquages complets ! 😉

documentaire famille à Nantes par Sybil Rondeau photographe

Un documentaire famille à Nantes

Je vous emmène à Nantes à nouveau pour une matinée de jeux et de balade où les filles vont profiter de toute l’attention de leurs parents. Les fratries c’est vraiment la configuration que je préfère. J’adore photographier la complicité entre frères et sœurs, ces regards d’amour qu’ils se lancent, et les gestes souvent maladroits qui vont avec.

documentaire famille à Nantes par Sybil Rondeau photographe
documentaire famille à Nantes par Sybil Rondeau photographe
documentaire famille à Nantes par Sybil Rondeau photographe
documentaire famille à Nantes par Sybil Rondeau photographe
documentaire famille à Nantes par Sybil Rondeau photographe
documentaire famille à Nantes par Sybil Rondeau photographe
documentaire famille à Nantes par Sybil Rondeau photographe
documentaire famille à Nantes par Sybil Rondeau photographe
documentaire famille à Nantes par Sybil Rondeau photographe
documentaire famille à Nantes par Sybil Rondeau photographe
documentaire famille à Nantes par Sybil Rondeau photographe
documentaire famille à Nantes par Sybil Rondeau photographe
documentaire famille à Nantes par Sybil Rondeau photographe
documentaire famille à Nantes par Sybil Rondeau photographe
documentaire famille à Nantes par Sybil Rondeau photographe
documentaire famille à Nantes par Sybil Rondeau photographe
documentaire famille à Nantes par Sybil Rondeau photographe
documentaire famille à Nantes par Sybil Rondeau photographe
documentaire famille à Nantes par Sybil Rondeau photographe

Photo de Tova Friedman - photographie documentaire de famille

Tova Friedman – Photographe documentaire à New York

[INTERVIEW DE PHOTOGRAPHES]

Bonjour Tova !
Tout d’abord, peux-tu te présenter en quelques mots ? Qui es tu ? Quel est ton parcours ?

Mon nom est Tova Friedman et je suis photographe documentaire à New York. Dès la fin du collège, je racontais à tout le monde que je voulais faire des études de droit. J’avais comme ambition secrète d’être une avocate célèbre ou un juge à la TV. Mais ce que personne ne m’a alors dit, c’est que pour cela, je devais accomplir le travail des avocats … ce que j’ai découvert pendant mes études de droit et j’ai détesté ! Après avoir passé l’examen du Barreau, j’étais vraiment mal. J’étais jeune, toute ma carrière devant moi et pourtant je me sentais coincée quand je pensais à mon avenir. J’ai toujours aimé la photographie mais je l’avais jusqu’à présent toujours regardé comme quelque chose de très académique et pas du tout créatif. Après avoir emprunté à ma sœur son appareil photo et regardé quelques cours sur Creative Live, j’ai décidé, comme une sorte de gros caprice, de faire de la photographie ma carrière au lieu de la loi. Pendant longtemps, j’ai vécu cela comme un échec et j’étais vraiment gênée de parler de ce changement radical. Mais je ne pourrais pas me sentir plus heureuse aujourd’hui. J’ai entièrement redéfini mes objectifs, et cette décision a entièrement changé le cours de ma vie, ma façon d’interagir avec les gens et ma façon de voir le monde.
Vous pouvez découvrir mon travail sur mon site : www.tovafriedman.com/
Instagram www.instagram.com/tovafriedmanphoto/
Facebook www.facebook.com/TovaFriedmanPhotography/

Hi Tova !
First of all, can you introduce yourself ? In a few words, tell us who you are and how did you get to where you are today

My name is Tova Friedman and I’m a documentary photographer from NYC. From the time I was in 9th grade, I was telling people that I wanted to go to law school. I had secret ambitions to become a high-powered attorney or TV judge—but what they didn’t tell me was, that I’d actually have to do attorneys’ work…which I discovered during law school, I HATED. After I passed the Bar exam, I was in a really difficult place. I was young with my entire career ahead of me, but I felt stuck when I though about what I would do with the rest of my life. I’ve always loved photography, but had up until then considered myself wholly academic, and not at all creative. After borrowing my sister’s camera and watching a few Creative Live classes, I decided on a happy whim that I could make photography my career instead of law. For a good while, I felt like a failure and I was too embarrassed to tell people about this massive shift, but I couldn’t be happier today with that decision. I’ve redefined my goals entirely, and this decision has entirely changed the course of my life, the way I interact with people, and the way I see the world.
You can find my work here: www.tovafriedman.com/
Instagram www.instagram.com/tovafriedmanphoto/
Facebook www.facebook.com/TovaFriedmanPhotography/

Photo de Tova Friedman - photographie documentaire de famille

Comment le documentaire de famille est entré dans ta pratique ? Comment le pratiques tu ?

J’y suis venue d’une manière assez indirecte … Quand j’étais étudiante en droit, je menais une petite affaire de vente de chapeaux vintage sur Etsy. Pour bien vendre, la règle était d’avoir d’excellentes photos des produits mais je n’avais pas la moindre idée de la façon de réaliser de bonnes images professionnelles. Un amie de mon beau-frère (à qui je voue une reconnaissance éternelle) m’a prêté un set-up de base de studio. Il m’a aussi invité à rejoindre un groupe facebook de photographes qui ont répondu à toutes mes questions stupides de débutant quand je cherchais à comprendre la lumière continue. C’est ce groupe qui m’a amené à la photographie documentaire de famille. Zalmy Berkowitz était membre du groupe et postait régulièrement des photos de ses enfants. J’étais totalement hypnotisée par la manière évocatrice dont il capturait l’enfance mais il m’a fallu un moment avant de comprendre cette approche. J’admirais le travail de Zalmy mais sans encore en tirer la conclusion que c’est quelque chose que je pouvais faire pas seulement avec ma propre famille mais aussi avec mes clients.

Dès que j’ai commencé mon activité de photographe, j’étais persuadée que je devais proposer des sessions posées. J’ai construit un petit portfolio avec des images posées et lifestyle et j’ai commencé à avoir des clients. Pendant tout ce temps, je ne me suis jamais sentie heureuse dans mon travail. J’étais constamment inquiète de savoir si j’aurais les images parfaites qui rendraient mes clients heureux et tous les moments étaient fabriqués. Seuls des éléments extérieurs rendaient les photos spéciales (la gentillesse de mes clients, la belle lumière du jour, la beauté du lieu) mais je me disais que les gens sont tellement plus profonds que ça. Puis, j’ai commencé à encourager les familles à organiser des activités pendant leur session d’une heure. Et alors mon travail a commencé à prendre un virage vers le documentaire. Après six mois de lutte pour mettre plus de mes tripes dans mon activité, j’ai découvert le travail de Kirsten Lewis et comment je pourrais capturer la vie de manière plus authentique pour mes clients. J’ai réalisé que le documentaire était ce qui me parlait au cœur et que c’est ce que j’allais faire.

How did you come to documentary family photography ? How do you practice this form of photography ?

I actually came across it in a pretty roundabout way… When I was in law school, I had a small side business selling vintage hats on Etsy.com. To run a great shop, the rule was, you needed great pictures— and I didn’t know the first thing about taking good professional-looking pictures. A friend of my brother-in-law’s— to whom I’m eternally grateful— lent me a basic studio setup, after my sister told him what I was up to. He also invited me to a small catch-all Facebook group full of helpful photographers who answered all of my silly beginner questions, while I learned my way around my borrowed constant lights. It was that group that led me documentary family photography; Zalmy Berkowitz was also a group member, and he frequently posted photos of his own kids. I was totally mesmerized by the evocative way that he captured childhood, but it was a while before I understood what the approach was. At the time, I admired what I saw in Zalmy’s work, but I didn’t connect the dots that this is not only something I was able to do for my own family, but something I could offer to clients too.

Once I started my photography business, I was convinced that I needed to offer posed sessions. I built a small portfolio of posed/lifestyle images, and began taking on paid clients. During that time, I never felt happy with my work—I constantly felt angsty about whether I’d get perfect images to make my clients happy, and all the moments felt manufactured. There was nothing that made the photos special other than the external factors— how pretty my clients were, how nice the light was on that day, and how beautiful their chosen location was—but I felt that people are so much deeper than that. Once that clicked, I started encouraging families to bring activities to do for their one hour sessions, so my work started to take on more of a documentary ‘feel.’ After six months of struggling to have my heart in my business, I discovered Kirsten Lewis’ work, and how I could capture life more authentically for my clients. I realized that documentary is what my heart wants, and that is what I will do.

Photo de Tova Friedman - photographie documentaire de famille

Est-ce que tu fais également de la photographie lifestyle ?

Je ne propose que du documentaire, tout le temps. Je me suis engagée à ne faire que des photos qui représentent des souvenirs réels. Je photographie la vie de famille, les familles sur leur lieu de vacances, les naissances et je fais aussi de la photo scolaire et corporate.

Do you also work as a lifestyle photographer ?

I don’t offer anything other than documentary work— it’s all documentary, all the time. I’m committed to having my photos represent actual memories. I photograph family life, family vacations, births, and for local schools and businesses.

Est-ce que tes clients voient la différence entre lifestyle et documentaire ? Dois-tu leur expliquer ? Et si oui, comment expliques-tu ?

Mes clients voient absolument la différence. Immédiatement après le passage au documentaire, j’ai remarqué que tout à coup, les gens ont commencé à me contacter, pour moi et plus seulement parce que j’ai été recommandée par un ami et que je m’inscrivais dans leur budget. Je commence à recevoir des mails merveilleux de la part de clients potentiels qui me disent qu’ils reconnaissent que cette étape de leur vie est éphémère et qu’ils veulent la conserver de cette façon. Ils ont tout compris.

Bien que mes clients comprennent bien à quel point les images documentaires sont différentes, je continue à les éduquer sur la manière dont je vais obtenir ce type de photos pour eux, afin qu’ils sachent à quoi s’attendre. Je fais bien savoir aux clients que je ne demande aucune pose et que je ne les dirigerai jamais pour obtenir une image. C’est juste eux vivant leur vie, purement et simplement.

Do your clients see the differences between lifestyle and documentary ? Do you have to explain to them ? If so, how do you explain ?

My clients definitely see a difference. Immediately after switching to documentary work, I remember noticing that suddenly people started contacting me, for ME— and not just inquiring with me because I was recommended by a friend and happened to fit within their budget. I tend to get very wonderful emails from prospective clients, telling me that they recognize that this stage in their life is fleeting, and they want to preserve it in some way. They just get it.

Although my clients can see how documentary pictures look different, I still choose to educate them on the process of HOW I’ll get those kind of photos for them, so they know what to expect. I let clients know that I don’t do any posing, and will never direct them to get a shot. It’s just them living life— plain and simple.

Photo de Tova Friedman - photographie documentaire de famille

Quel est le contexte (économique) de la photo de famille dans ton pays/ ta région ?

Je ne peux pas parler du contexte économique des Etats-Unis car New York et ses environs sont une sorte de bulle autonome. Mais dans cette partie du pays, les gens connaissent la valeur des photos  de familles professionnelles. Ils savent que les photos comme celles-ci prennent de la valeur au fil du temps. Plus le temps passe depuis leur session, plus mes clients sont heureux de les avoir.

In your country, what is the economical context for family photography ?

I can’t speak to the economical context of US— NYC and the surrounding areas are a bit of a self-contained bubble— but in this part of the country, people generally appreciate the value of having professional family photos taken. They understand that photos like these appreciate in value over time. The more time has passed from their session, the happier my clients generally are, for having taken them.

Est-ce que la photo documentaire de famille est une pratique bien développée dans ton pays ?

Au cours des dernières années, la photographie documentaire de famille est devenue une approche beaucoup plus populaire aux États-Unis. C’est vraiment une très belle chose que tant de personnes souhaitent conserver comme souvenirs des moments réels, comme une porte d’entrée à leur mémoire.

Is documentary family photography well developed in your country?

Over the past few years, documentary family photography has become much more popular in the US as an approach to photography. It’s truly a beautiful thing that there are so many people who’d like to preserve their memories as actual moments that happened, and as a gateway to their memories.

Comment tes anciens clients ont il reçu cette nouvelle approche (si nouvelle approche) ?

Lorsque j’ai commencé à faire des séances documentaires, je n’ai entendu que le son des criquets pendant des mois … Comme nous sommes tous plutôt habitués à des portraits posés et non à de la photographie de famille basée sur de vrais moments, personne ne comprenait.

Après six mois passés à montrer du documentaire, les choses ont commencé à changer. Mes photos résonnaient avec les gens, et il y a eu une sorte de révélation qu’il y avait une alternative à la photographie de famille qu’ils n’avaient jamais envisagée auparavant. Depuis lors, mon travail documentaire a été très bien reçu.

If documentary is new for you, how did your clients received it ?

When I first started doing documentary sessions, I heard crickets for months— I think that because we were mostly brought up with mall portraits, and not moment-based family photography, people didn’t understand it.

After six months of showing documentary work, things started to shift. My photos were resonating with people, and there was some sort of realization that there was an alternative to family photography that they had never considered before. Since then, my documentary work has been received very well!

Photo de Tova Friedman - photographie documentaire de famille


Y a-t-il beaucoup de photographes pratiquant le documentaire de famille autour de toi ? Quels sont tes rapports avec eux ?

Pour autant que je sache, je suis la seule photographe de famille documentaire à Manhattan, et pendant longtemps j’étais la seule dans tout New York. Certains nouveaux photographes ont commencé à adopter cette approche ces derniers mois, mais ma propre communauté est toujours en ligne. Je fais partie d’un petit groupe Facebook avec 11 autres photographes documentaires, du monde entier et de tous horizons. Nous nous rencontrons chaque semaine par chat vidéo et nous discutons de sujets divers (business, projets, inspirations et nos vies). Parfois, nous parlons juste pour se défouler et d’autres fois, pour obtenir un soutien pratique. Bien que je n’ai rencontré qu’une poignée d’entre elles, je considère ces femmes comme mes sœurs pour la place qu’elles ont dans mon cœur. Ce groupe est l’incarnation de l’idée que la «communauté prévaut sur la concurrence».


Are there many photographers working as a documentary family photographer ? How do you get along together? Is there like a community or do you each do your own thing?

As far as I know, I’m the only documentary family photographer in Manhattan, and for a long while, I was the only one in the entire NYC. Some new photographers have started adopting this approach in recent months, but my own community is still mostly online. I am a part of a small Facebook group with 11 other documentary photographers, from all around the world and from all walks of life. We meet weekly via video chat and discuss topics in business, our hopes, aspirations, and our lives. Sometimes we just chat to vent, and other times, we chat to get practical support. Although I’ve only met a handful of them in person, I consider these ladies to be my sisters, for the place they have in my heart. This group is the embodiment of the idea of ‘community over competition.’

Photo de Tova Friedman - photographie documentaire de famille

Qu’est ce que tu aimes dans la photographie documentaire de famille ?

J’aime que cela aide les gens à voir qu’il y a tellement de façons d’être un bon parent, et  qu’il n’y a pas un seul moyen d’être une famille. Parce que je vois mes clients vivre à travers un objectif, je peux analyser ce qui les rend spéciaux, qu’il s’agisse de couper un bonbon en 3 pièces pour que tous leurs enfants puissent partager ou qu’ils soient fiers de laisser leurs enfants se déguiser un jour ordinaire et défiler dans les rues de Manhattan habillé en Batgirl-Wonder Woman. Mon admiration et mon respect prennent toujours de l’ampleur lorsque les parents découvrent les photos. Ils sont toujours morts de rire devant le joyeux bazar et prennent aussi du recul et réalisent tout le travail qu’ils accomplissent pour élever leurs enfants.

J’aime aussi que les parents puissent voir les choses auxquelles ils n’ont pas accès, en particulier lorsqu’ils doivent se répartir entre plusieurs enfants. Avoir la possibilité de voir leur journée sous une perspective différente insuffle souvent un nouvel élan à leur dynamique familiale.

What do you like in documentary family photography ?

I love that it helps people to see that there are so many ways to be a good parent, and there’s no single right way to be a family. Because I view my clients lives with an objective lens, I can always parse out what makes them special— whether it’s that they cut a candy bar into 3 pieces for all of their kids to share, or whether they’re proud to let their kids dress up on an ordinary day, and parade through the streets of Manhattan dressed like a Batgirl-Wonder Woman hybrid. My admiration and respect always takes on new life when the parents see their photos— they always crack up from the silliness, and take a deep breath and realize how much hard work they put into raising their kids.

I also love that it enables parents to see the things that they aren’t normally afforded the ability to, especially when they need to split their time between a few kids. Being able to see their day from a different perspective often breathes new life into their family dynamics.

 

Photo de Tova Friedman - photographie documentaire de famille

Quelle est ton approche personnelle ?A quoi es-tu sensible ?

J’ai tendance à discuter beaucoup avec mes clients pendant que je les photographie. J’aime apprendre à mieux les connaître et devenir amie avec eux. Un grand signe de succès pour moi, c’est d’échanger des mails, des textos et même d’aller prendre un café après une session, au-delà de notre relation professionnelle. À la fin de la journée, l’accès à la vie de mes clients m’aide à faire des images qui ont davantage de sens pour eux. Mais connaître mes clients y compris à un niveau plus personnel est très enrichissant pour moi à tous les niveaux.

Pendant que je photographie, je suis aussi très à l’écoute des relations parents-enfants. J’ai envie de capturer beaucoup de petits gestes, d’échanges de regards et l’affection entre les parents et les enfants, car cela révèle tout le travail acharné et l’amour que les parents donnent chaque jour. Une réaction fréquente que je reçois est: « Whaou, il s’est passé tout ça en une journée?  » Les photos aident toujours les parents à prendre du recul et à se sentir appréciés dans ce qui pourrait être considéré comme un travail assez ingrat. Les images leur permettent de savoir qu’ils font un travail formidable, en étant simplement là et en aimant leurs enfants.

What is your personal approach? What are you sensitive to ?

I tend to chat a LOT with my clients while I am photographing. I love getting to know my them better, and I love becoming friends with them. A great success to me, is being able to exchange emails, texts, and even go for coffee after a session, beyond the scope of our professional relationship. At the end of the day, access to my clients’ lives helps me make more meaningful pictures for them, but getting to know who my clients are and appreciate them on a more personal level has been so enriching to me on every level.

While I’m shooting, I’m also very attuned to parent-child relationships. I crave to capture lots of little gestures, glances, and affection between parents and kids, because it’s indicative of all the hard work and love that parents put into each and every day. A frequent reaction that I get is, “Whoa. All THAT happened in one day?!” The photos always help parents take a step back and feel appreciated in what could be deemed as a pretty thankless job. The pictures let them know that they’re doing an awesome job, by just being there and loving their kids.

Photo de Tova Friedman - photographie documentaire de famille

As tu déjà rencontré des difficultés lors d’un reportage ou dans l’accueil de tes clients ?

Une fois, j’ai photographié une famille avec un chien qui est devenu très agressif envers moi. Le chien m’a mordu la main très fort pendant que je photographiais, mais heureusement sans gravité. J’ai continué à m’investir autant et sans rien dire à la famille parce que je ne voulais pas que leurs souvenirs soient entachés par ce qui venait d’arriver. À la fin de la journée, je veux que les souvenirs de mes clients soient les leurs, afin qu’ils puissent regarder en arrière et se souvenir de leurs propres vies, comme si je n’étais pas là. Presque tout le monde à New York a un chien et, heureusement, je n’ai pas eu d’autres problèmes pendant toutes ces années ! Mes clients sont les meilleures personnes de NYC, et j’adore chacun d’eux !

Did you ever have any issues during a session or with the family who was hosting you ?

I once photographed a family with a dog who became very aggressive towards me. The dog bit my hand really hard while I was shooting, but thankfully didn’t break skin. I kept on ploughing on and I never told the family I was working with, because I didn’t want their memories to be tainted by what happened to the photographer during their shoot. At the end of the day, I want my clients’ memories to be their own, so they could look back and remember their own lives, as if I wasn’t even there. Almost everyone in NYC has a dog, and luckily I haven’t had any other issues in all the years I’ve been doing this! My clients are the best people in NYC, and I love each and every one of them!

Photo de Tova Friedman - photographie documentaire de famille

Y a-t-il un moment que tu préfères lors d’un reportage ? As-tu une anecdote de reportage?

Il n’y a pas de moments favoris dans une session de reportage, car chaque famille est tellement différente. Je m’attends toujours à l’inattendu. Mes familles me surprennent toujours par leur manière innovante d’élever leurs enfants, de passer leur temps ensemble. Les moments que j’aime le plus dépendent généralement de ce qui rend chaque famille ou personne unique.

Pour les familles avec des enfants plus jeunes, beaucoup d’excellents moments se produisent habituellement vers l’heure du coucher. Les enfants exténués et grincheux sont toujours très drôles, et j’aime aussi les moments tendres et plus intimes. Personnellement, mettre mon fils au lit est mon moment préféré de la journée. Il finit le dîner, se met en colère quand j’éteins la télé. Puis on se fait des papouilles, on chante une chanson, et puis il va se coucher, tout seul (je dois habituellement le remettre au lit 2 ou 3 fois jusqu’à ce qu’il y reste … on ne peut pas tout avoir !). C’est épuisant mais aussi gratifiant (comme si je pouvais conquérir le monde !). Je pense que mes propres sentiments ont un impact fort sur la façon dont j’aime passer ce moment avec d’autres familles.

Which is your favorite moment in a DITL session ? Any particular story that happened during a session you’d like to share?

There are no blanket favorite moments for me in a Day in the Life session, because every family is so different. I’ve basically come to expect the unexpected. My families always surprise me with the innovative ways that they parent, hang out, and spend their time together. The moments that I love most, usually hinge on what makes each family or person unique.

For families with younger kids, a lot of great moments usually happen around bedtime. Cranky, overtired kids are always hilarious, and I love the tender and more intimate parenting moments that come up as well. Personally, putting my own son to bed is my favorite part of the day; He finishes dinner, he tantrums after I turn off the TV, we cuddle, sing a song, and then he climbs into bed, willingly, on his own. (I then usually have to put him back to bed 2 or 3 more times until he actually stays there…but you can’t have it all.). It’s exhausting, but also so rewarding (Like I can conquer the world!)— and I think that my own feelings greatly impact how much I enjoy spending this time of day with other families.

Qui sont tes influences ? Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Il y a une poignée d’artistes qui se distinguent vraiment selon moi et je ne peux m’empêcher de me perdre dans leur travail. J’adore les photos d’Allison Davila et Amitai Halberstam pour leur minimalimsme et leur utilisation des formes. Les images graphiques de Raquel Chicheri m’inspirent toujours, et Aaron Berger a un œil incroyable pour capturer NY (avec qui j’ai une relation amour-haine, mais lui, y voit plus d’amour que de haine :)). Et je ne peux pas oublier Martin Parr pour son sens de l’humour si fort, c’est quelque chose qui m’inspire vraiment ! Ma plus grande source d’inspiration, c’est mon fils, qui évolue toujours et m’ouvre les yeux à de nouvelles choses. Il est finalement le carburant qui me maintient et ma plus grande motivation pour documenter la vie telle qu’elle est.

Who are your influences ? What is a source of inspiration for you?

There are a handful of artists whose voices really stand out for me, and I can’t help but get lost in their work. I love both Allison Davila’s and Amitai Halberstam’s photos for their clean minimalist frames and their use of shape. Raquel Chicheri’s strong graphic images always inspire me, and Aaron Berger has an amazing eye for capturing NYC (which I have a love-hate relationship with, but he makes it more love than hate :)). And I can’t forget Martin Parr, whose sense of humor comes across so strongly—something I can only aspire to! My biggest source of inspiration though, is my son, who is always changing and opening my eyes to new things. He is ultimately the fuel that keeps me going, and my biggest motivation for documenting life as it is.

Photo de Tova Friedman - photographie documentaire de famille

photographe mariage provence

Un dimanche de Juillet à 11h30

Sybil Rondeau photographe de famille à Nantes
© Sybil Rondeau

Ma photo n’est pas très sexy… Il y a des dimanches, assez rares heureusement, qui ressemblent à n’importe quel autre jour de la semaine, réveil à 6h du matin, direction mon clavier multicolore pour le développement des images. Même pas le temps de faire une photo plus créative, à peine le temps de rédiger ces quelques lignes… Je me rattraperai bientôt c’est promis : ici, les œuvres du Voyage à Nantes ont envahi les rues et je meure d’envie de m’y balader l’appareil à la main !

 

photographe mariage provence
© Annie Gozard

Non, je ne suis pas en vacances. Oui, c’est mon lieu de travail pour la journée. Oui, je vais encore avoir du mal à faire croire que « la vie de photographe de mariage, tu sais, c’est pas ce que tu crois, ce n’est pas toujours facile ». Tant pis ! 

reportage de bapteme ile de france
© Maryline Krynicki

Ce dimanche, à 11h30, j’étais en train de me garer, juste avant de me rendre devant la paroisse pour attendre le petit Lucas pour son Baptême. J’ai donc dégainé l’appareil avec quelques petites minutes de retard. Vous ne m’en voudrez pas ?

©Nadine Court

Ce dimanche, à 11h30, j’étais en course avec mon mari. Nous sommes partis chez Carrefour non pas pour profiter des soldes (en vérité, je ne savais même pas que c’était le premier weekend des soldes !) mais pour magasiner des pots en verre. Ma famille et moi tentons de réduire nos déchets en achetant plus de vrac, en faisant nous même nos produits ménagers, cosmétiques, etc. Nous faisons aussi notre pain, et je me lance dans la production en masse de biscuits pour éviter les gâteaux industriels et leur suremballage (d’où le sac de farine). Pour cela, il nous faut de gros pots pour stocker différentes choses. La route sera longue avant le zéro déchet mais nous avançons petit à petit !

dimanche matin Ernestine et sa famille

©Ernestine et sa famille

Ce dimanche à 11h30, c’est le réveil qui me lève a …11h25! Je suis rentrée de mariage vers 4h cette nuit. Je suis fatiguée, j’ai mal partout et reprendre un appareil dans les mains est vraiment la dernière chose que j’ai envie de faire. Mais bon, le jeu c’est le jeu! Alors, j’erre comme un zombie dans la maison, pas réveillée, cherchant la bouilloire pour me faire un thé au plus vite (j’ai peut-être croisé mon mecs et mes enfants mais à ce stade je ne sais pas trop…). Et là, je tombe sur la tarte aux abricots que j’ai faite vendredi avant de partir pour mon mariage. Elle sortait du four quand je suis partie et là… Elle est légèrement entamée… Je prends une photo pour preuve et m’en vais demander des comptes à qui de droit… Au petit dej’ je vais me faire une bonne part de tarte avant qu’elle ait définitivement disparue! Non mais! (Sinon, Annie, je kiffe les cygnes de ta piscine!)

Sur les réseaux sociaux, nous vous invitons, chaque mois, à faire votre photo du dimanche 11h30. Le principe : faîtes une photo de ce que vous voulez, ce qui vous entoure, ce qui vous inspire… Ensuite, postez-là sur instagram avec #jb1130 avant dimanche à minuit. Tout le monde peut participer, le sujet est libre.

Un grand merci, encore une fois, pour vos participations. Pour l’édition de ce mois, voici nos photos préférées :

©Emilie Valet

Ce dimanche à 11h30… Préparer son sac pour le grand départ au camp !

© Amandine rtla

Ne pas résister à faire une sieste le matin…

Notez les dates des prochains dimanches :

dimanche 30 juillet / dimanche 27 août / dimanche 24 septembre

Maëlys et sa famille

Le quotidien trop « difficile » 🙂 de la jolie Maëlys, du haut de ses trois mois, avec sa famille et énormément d’amour !

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

Reportage du quotidien à Paris avec bébé

petit-déjeuner en famille à paris

L’expérience du reportage famille

L’expérience du reportage famille, ce sont nos clients qui en parlent le mieux ! Aujourd’hui, nous laissons donc la parole aux familles que nous photographions. Elles racontent comment elles ont vécu la journée de reportage et leur ressenti face au résultat.

 

petit-déjeuner en famille à paris
©Annie Gozard

Angélique & Fabrice :

Angélique : « Cette journée, je l’ai vécu comme un condensé de petits bonheurs partagés en famille. Un bon prétexte pour se concentrer sur ce qu’est notre quotidien quand on devient parent et des choix que l’on fait pour faire grandir nos enfants dans un environnement sain et rempli d’amour. Les premières minutes du reportage sont un peu déstabilisantes mais on oublie très vite l’objectif !! Je regardais hier le film « Beauté cachée » de David Frankel qui fait écho à tes reportages de famille. Il met en lumière toute la beauté qui nous entoure et qu’on ne perçoit pas dépassés par notre quotidien, nos préoccupations professionnelles et parfois une routine qui s’installe sournoisement… C’est pour moi aujourd’hui un trésor de regarder ces photos qui figent dans le temps des moments d’amour, de partage, de complicité et de tendresse dans un cadre simple et sans artifice. On ne mesure pas toujours dans l’instant l’importance et la chance que nous avons d’être là ensemble, heureux et si vivants ! Les photos qui me touchent toujours le plus sont celles qui retracent mon enfance dans des moments de vie avec ma famille plus que des photos posées. Et au-delà de nous, il y a le plaisir à découvrir des années plus tard des objets qui ont disparus, des vêtements passés de mode que nos enfants auront plaisir à regarder comme je le fais quand j’ouvre les albums de famille. Tes reportages, Annie, nous amènent à nous recentrer sur l’essentiel que tu figes avec tant de bienveillance et de poésie : l’amour et le temps … »

Fabrice : « La première chose qui me vient à l’esprit, c’est que nous avons été naturels, nous avons été nous-mêmes et avons passé une superbe journée en famille. Annie a su nous mettre à l’aise de suite au point où on en oubliait parfois presque sa présence. Une discrétion qui lui permet de saisir des instants de complicité magnifique : des rires, des pleurs, de l’amour et de la joie, dans les yeux et les gestes. Tout simplement un souvenir impérissable de cette tranche de vie en famille, du bonheur que nous avons d’être ensemble et de la chance que nous avons de connaître cela. On aurait presque envie de refaire l’exercice tous les ans afin de voir comment nous évoluons dans le temps. »

photographe documentaire de vie de famille nombreuse en ile de france
©Ernestine et sa famille

Laetitia :

« On a adoré cette journée en famille et dès qu’on le pourra, on recommencera. Dans une vie un peu compliquée, où l’on court tout le temps, cette journée nous a donné l’occasion de nous retrouver au travers de petits moments simples de la vie de tous les jours.

Ces séances photos nous obligent à vivre ces petits moments de complicité de façon encore plus forte. Elle nous a permis de nous recentrer sur nous, sur ce qui est vraiment important. Elle nous a permis de nous ressourcer pour partir, encore plus fort, vers de nouvelles aventures…

Pour nous, ce sont de merveilleux moments de complicité, gravés dans nos mémoires, grâce aux photos. Et à chaque fois qu’on les regarde, on se rappelle combien ses petits moments sont précieux.

Alors merci encore Marine. »

l'expérience du reportage famille par Sybil Rondeau
© Sybil Rondeau

E & E :

« Nous avons vécu cette journée de façon tout à fait normale et c’est ce qui fait la force de ce reportage photo. La présence de Sybil n’a pas du tout été visible, nous avons tous vécu comme d’habitude et le fait que le reportage se passe à la maison et/ou dans des lieux connus des enfants est tout à fait propice à ces prises de vues naturelles. Le talent de Sybil a fait le reste et nous avons des clichés exceptionnels, pris sur le vif, de notre quotidien.

C’est un superbe cadeau d’avoir des photos de cette qualité reflétant les gestes, expressions, mimiques quotidiennes… autant de moments de complicité que nous n’aurions jamais pu capter nous-mêmes.

Mais encore plus que cela, ce reportage constitue un formidable souvenir de notre vie de famille que nous avons pu partager avec nos proches. En effet, en plus des photos, le livre est un très bel objet à offrir et représente un moyen de consultation rapide et pratique… sans parler du diaporama musical qui est devenu incontournable à la maison. Il ne se passe pas une semaine sans que les enfants nous le réclame et que nous le regardions tous les 4 avec toujours le même bonheur.

Ce reportage est donc un superbe moyen de capturer et conserver notre complicité familiale !

On ne peut que vous le conseiller et nous n’hésiterons d’ailleurs pas à le refaire dans quelques temps pour capturer de nouvelles émotions… »

Les enfants boivent le biberon dans le lit de papa et maman - Reportage documentaire famille en Haute Savoie
© Nadine Court

Gaëlle :

« Cette journée intense a été pour nous une immense joie de pouvoir dévoiler notre quotidien à nous même déjà, qui sommes avant tout « tête dans le guidon » et par cette même occasion pouvoir prendre du recul sur cette vie trépidante, vivante, grâce à ces arrêts sur image tellement vrais qu’ont été tes formidables clichés. Sans nous sentir mal à l’aise, nous nous sommes au contraire pris au jeu lors d’un instant de regarder avec ironie les petites bêtises quotidiennes de façon artistique, et de rigoler en famille de ces petits détails qui font parfois criser. Grâce à toi nous avons pu savourer ces petits moments qui d’habitude passent inaperçus car finalement le quotidien est aussi magique, vrai et passionnant de richesse. Pour le futur cela nous a ouvert les yeux de toujours aller puiser ces moments de bonheur simple qui sont finalement notre quotidien. »

Reportage du quotidien à Taverny cuisine
© Maryline Krynicki

Aude :

« La journée « reportage du quotidien » a été une journée … normale ! En effet, la présence de Maryline n’a en aucun cas impacté les tâches et activités journalières. Une journée presque comme les autres, si ce n’est que j’ai beaucoup papoté avec ma photographe favorite ! Et c’est l’occasion pour moi de souligner le talent de Maryline qui prend des photos sans qu’on s’en aperçoive, au bon moment, au bon endroit. Le résultat est juste magnifique (et tant pis pour ma coupe de cheveux !), des photos à l’esthétique naturel comme on en voit rarement.

Ce que la journée reportage du quotidien m’a apporté… Je dirais que ça aide dans la relation qu’on peut entretenir avec l’objectif : on n’a pas forcément envie de se faire prendre en photo dans certaines occasions. Alors que là, on l’accepte totalement. Probablement parce qu’on finit par ne même plus y penser !

A refaire avec le plus grand des plaisirs !

Reportage du quotidien en Haute Savoie - Jeux avec papa

G & A – une journée de leur vie – partie 1

Pour mes reportages de 24 heures, je trouve plus simple d’arriver le mardi en fin d’après-midi à l’heure de la sortie des classes et de repartir le lendemain au moment de la sieste des petits. Ainsi, plutôt que de découvrir une inconnue pour leur petit déjeuner, les enfants ont le temps de s’habituer à ma présence alors qu’ils sont bien réveillés. Du coup, je dors sur place et suis aux premières loges dès qu’ils se réveillent le matin.

Ce matin, je vous présente donc la première partie qui correspond au mardi soir dans la famille de Gaëlle & Alexandre. J’ai retrouvé Gaëlle sur le retour de l’école avec les 3 petits : Inès 3 ans et les jumeaux de 18 mois, Ellyne et Aymeric. Une joyeuse bande bien dynamique ! 🙂

Cette première partie de reportage se concentre donc sur le goûter, les jeux, le repas, le bain et la mise au lit pour une bonne nuit de repos.

Reportage du quotidien en Haute Savoie -Goûter

Reportage du quotidien en Haute Savoie -Goûter

Reportage du quotidien en Haute Savoie - Goûter

Reportage du quotidien en Haute Savoie - Goûter

Reportage du quotidien en Haute Savoie - Débarbouillage

Reportage du quotidien en Haute Savoie - Jeux avec papa

Reportage du quotidien en Haute Savoie - Jeux avec papa

Reportage du quotidien en Haute Savoie - Jeux avec papa

Reportage du quotidien en Haute Savoie - Câlin avec maman

Reportage du quotidien en Haute Savoie - Chatouilles avec maman

Reportage du quotidien en Haute Savoie - L'heure du bain

Reportage du quotidien en Haute Savoie - L'heure du bain

Reportage du quotidien en Haute Savoie - L'heure du bain

Reportage du quotidien en Haute Savoie - Le repas du soir

Reportage du quotidien en Haute Savoie - Le repas du soir

Reportage du quotidien en Haute Savoie - Le repas du soir

Reportage du quotidien en Haute Savoie - L'histoire du soir

Reportage du quotidien en Haute Savoie - L'histoire du soir

Reportage du quotidien en Haute Savoie - L'histoire du soir

Reportage du quotidien en Haute Savoie - L'histoire du soir

Reportage du quotidien en Haute Savoie - Câlins de bonne nuit

Reportage du quotidien en Haute Savoie - Câlins de bonne nuit

Interview de Sandra Stockmans - photographe documentaire de famille en Hollande

Sandra Stokmans – Photographe documentaire au Pays Bas

[INTERVIEW DE PHOTOGRAPHES]

Bonjour Sandra !
Tout d’abord, peux-tu te présenter en quelques mots ? Qui es tu ? Quel est ton parcours ?

Je m’appelle Sandra, photographe documentaire et photographe corporate aux Pays-Bas. Je suis née à Utrecht.

L’année de ma naissance, ma famille et moi avons déménagé au Pérou pour le travail de mon père. Les 15 premières années de ma vie, nous avons vécu à l’étranger, au Pérou, en Indonésie, au Bangladesh, en Angleterre, brièvement en Hollande, puis de nouveau au Pérou. Ensuite, nous sommes retournés aux Pays-Bas afin que mes frères et moi puissions terminer nos études.

J’ai toujours été fascinée par mon père et son appareil photo. Il faisait de si belles photos. Dans tous les pays où nous avons vécu, les personnages les plus colorés, les paysages et les villes ont été photographiés par mon père. En conséquence, je pense que j’ai développé une curiosité, un émerveillement et une admiration pour la manière dont les gens vivent. Quand j’ai eu dix-huit ans, j’ai économisé assez d’argent pour m’acheter mon premier appareil photo! J’ai commencé à shooter et je n’ai jamais arrêté.

Après l’école et mes études pour devenir professeur d’espagnol, ça n’a pas été facile de trouver un emploi. C’était l’époque de l’émergence de l’informatique et j’ai tenté ma chance. Lors d’un de mes premiers entretiens, j’ai été embauchée en moins de 2 semaines en tant que chef de projet informatique. C’est le métier que j’ai fait pendant 18 ans.

Il y a quelques années, après une période de travail très tumultueuse, je suis devenue la cause indirecte d’un drame familial. Cela m’a vraiment beaucoup touchée. Il m’a fallu un certain temps avant de retrouver mon bonheur intérieur, et profiter vraiment de mes trois petits amours et enfin, avec le temps, de retrouver mon amour pour la photographie. A cause de ce qui s’est passé, je suis devenue très consciente de ces moments précieux que j’ai aujourd’hui, avec mes enfants et mon homme, ma famille et mes amis.

Souvent, il se passe des choses à table et je me retrouve à penser « oh, j’aimerais que cela puisse être capturé ». Jouer à un jeu avec les enfants, une bonne conversation avec ma mère, une promenade avec mon fils, mais aussi, ça ne vous paraîtra pas étrange à vous 😉 les cris, ou la rage et les moments de réconfort qui suivent. Des images qui signifient quelque chose. Des images qui provoquent une émotion. Ces images que chériront mes enfants et, à leur tour, leurs enfants, enfin, je l’espère.
Vous pouvez découvrir mon travail sur mon site : www.sandrastokmans.nl/
Instagram www.instagram.com/sandrastokmansfotografie/
Facebook www.facebook.com/SandraStokmansFotografie
YouTube : www.youtube.com/user/SandraStokmans
Flickr : www.flickr.com/photos/sandrastokmansfotografie/albums

Hi Sandra !
First of all, can you introduce yourself ? In a few words, tell us who you are and how did you get to where you are today

I am Sandra, a documentary family photographer and business photographer from the Netherlands. I was born in Utrecht, the Netherlands. In my first year we moved to Peru for my father’s work. The first 15 years of my live we lived abroad in Peru, Indonesia, Bangladesh, England, briefly in Holland, and then Peru again. Then we went back to the Netherlands so that we my brothers and I could finish our school. I have always been fascinated with my father and his camera. He could make most beautiful photos. In every country we lived, the most colorful characters, landscapes and cities were portrayed by my dad. As a result, I think I developed a curiosity, wonder and admiration for how people live. When I was eighteenth I had saved enough money to buy my first camera! I started shooting and never stopped.

After my studies and my post degree to be a Spanish teacher, it was not easy to find a job. The IT was coming up and when I went on one of my first interviews to an IT company I landed the job within 2 weeks as project manager. I worked as such for about 18 years.

A few years ago after a very tumultuous working time, I became an indirect part of a family drama. That really impacted me in a big way. It took a while before I found my inner happiness again, really enjoying my three loved ones, and in the long run my love for photography. Because of what happened, I became very much aware of those precious moments I have today, with my children and my man, my family and my friends.

Often I have moments at the table when I find myself thinking ‘oh I wish this could be captured’. Playing a game with the kids, a good conversation with my mother, a walk with my son, but also, it does;t sound crazy to you guys 😉 but the cry or the rage, and the comforting of it. Images that mean something. Images that invoke an emotion. Those are the images I hope that are going to be so dear to my kids and their kids.
You can find my work here: www.sandrastokmans.nl/
Instagram www.instagram.com/sandrastokmansfotografie/
Facebook www.facebook.com/SandraStokmansFotografie
YouTube : www.youtube.com/user/SandraStokmans
Flickr : www.flickr.com/photos/sandrastokmansfotografie/albums

Interview de Sandra Stokmans - photographe documentaire de famille en Hollande

Comment le documentaire de famille est entré dans ta pratique ? Comment le pratiques tu ?

Eh bien, il m’a fallu un peu de temps et j’ai testé toutes sortes de photos (en achetant toutes sortes d’optiques, hahaha!) pour vraiment savoir dans quelle branche de la photographie je voulais m’investir. Ouais, j’aime les moments et la belle lumière de l’heure dorée (Golden Hour) et toutes les magnifiques photos que l’on peut faire avec ça. Et la photographie de voyage est aussi une grande passion grâce à mon enfance. Mais en ce qui concerne la photographie familiale, rien ne dépasse le “Day in the Life”(journée de documentaire de famille NDLR). En faisant des recherches sur le net, il y a quelques années, je suis tombée sur les Day in the Life de Kirsten Lewis et dans mon propre pays, ceux de Liesbeth Parlevliet. J’ai trouvé ce que je pense être la forme de photographie la plus précieuse pour moi, mais surtout pour mes enfants et leurs petits-enfants. J’adore les photos de vraie vie, de moments authentiques, de vraies émotions sincères, j’essaye vraiment de capturer la (les) personne (s) devant l’appareil. Depuis ce jour, j’ai su que je voulais investir mon temps et mon énergie à faire connaître le documentaire de famille au Pays Bas.

How did you come to documentary family photography ? How do you practice this form of photography ?

Well, it’s taken me a little while and making all kinds of photos (and buying all kinds of lenses hahaha) to really knowing what kind photography I want to invest in. Yeah, I love the moments and light that Golden Hour offers and the beautiful pictures you can make with it. And travel photography is also a big love of mine because of my youth. But as far as family photography goed nothing trumps Day in the Life. in my search online years ago I found Day in the Life, Kirsten Lewis and in my own country Liesbeth Parlevliet. I found what I think is the most valuable form of photography for me, bur especially for my kids and their grandkids. I love the photos of real life. Of real authentic moments. Of real heartfelt emotions. Of really trying to capture the person(s) in front of the camera. And I knew I wanted to invest my time and energie in showing Holland what Day in the Life is.

Interview de Sandra Stokmans - photographe documentaire de famille en Hollande

Est-ce que tu fais également de la photographie lifestyle ?

Je mets en scène des images «documentaires» pour mes clients “corporate” ou pour de petites entreprises, qu’ils utilisent sur leur site Web ou à des fins de marketing.

Do you also work as a lifestyle photographer ?

I stage ‘documentary style’ images for corporate clients or small business to use on their website or for marketing purposes.

Est-ce que tes clients voient la différence entre lifestyle et documentaire ? Dois-tu leur expliquer ? Et si oui, comment expliques-tu ?

En début d’année, j’ai écrit un article de blog sur ce sujet. J’ai remarqué que, parmi les photographes, beaucoup mélangent les genres. Peut-être pour des raisons de référencement, je ne sais pas. Je sais que ceux qui pratiquent vraiment la photographie documentaire avec l’approche photo-journalistique font attention à ne pas mélanger les termes.

J’ai tendance à l’expliquer de cette façon: dans la photographie lifestyle, le photographe dirige l’action pour capturer un moment spontané et naturel. C’est stylisé et (un peu) posé. La photographie documentaire consiste à capturer ce qui se passe comme cela se produit. C’est tel quel et sans pose. Mais je partage vraiment la description que Kirsten et Jenna ont faite lors de la retraite allemande en mars de cette année: le lifestyle montre à quoi le sujet ressemble et le documentaire ce qu’il ressent.

Je préviens mes clients autant que possible à l’avance.

Do your clients see the differences between lifestyle and documentary ? Do you have to explain to them ? If so, how do you explain ?

At het beginning of this year I wrote a blog about it. I have noticed that also among photographers the use of the genres is being mixed. Maybe for SEO reasons, I don’t know. I do know that the ones that really practice documentaire photography with the photojournalistic approach don’t tend to mix the terms.

I tend to explain it this way. In lifestyle photography, the moments are directed by the photographer to capture spontaneous, candid moment. It is stylized and (somewhat) posed. Documentary photography is about capturing what happens as it happens. It is what it is. It is unposed. But I also really feel how Kirsten and Jenna described it at the German Retreat in March of this year: Lifestyle shows how it looks, and documentary shows how it feels.

I inform my clients as much as possible in advance.

Interview de Sandra Stokmans - photographe documentaire de famille en Hollande

Quel est le contexte (économique) de la photo de famille dans ton pays/ ta région ?

Les gens sont prêts à dépenser beaucoup d’argent dans la photo mais dans cet ordre-là : pour leurs photos de mariage, pour leurs séances maternité ou les sessions nouveau-nés, et, en dernier lieu, pour de vraies images de leur vie de famille. Ces images sont “en un sens” déjà présentes sur leurs iPhones ou sur leurs ordinateurs. Mais une fois que j’ai photographié une famille et qu’ils découvrent leurs photos, ils voient la différence! Alors, ce n’est qu’une question de temps, j’en suis convaincue! Et si, en tant que collègues, à travers l’Europe, nous mettons tous en avant cette autre approche de la photographie familiale, le mouvement sera d’autant plus profond ;).

In your country, what is the economical context for family photography ?

It is still pretty limited. People are willing to spend a lot more money on pictures of their wedding day, maternity or on newborn sessions, then actual pictures of their family life. Those pictures are on mostly on their iPhones or on their computers. But once I have photographed a family and they see the picture they feel the difference! Then it’s just going to be a matter of time, I’m convinced of it! And if we as colleagues all through Europe show this other side of family photography it will become landslide ;).

Est-ce que la photo documentaire de famille est une pratique bien développée dans ton pays 

Aux Pays-Bas, peu de gens connaissent cette approche photo. Il faudra du temps et beaucoup de photos de notre vie quotidienne et de celle des familles que nous photographions pour vraiment faire en sorte que les gens voient la richesse de la photographie documentaire. Non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour les générations à venir. Je pense que Polona l’a bien décrit dans son interview: J’essaie de leur montrer la beauté du quotidien, de tous ces moments qu’ils passent ensemble et qui font que leur famille est unique. Je leur explique que s’ils veulent se souvenir et chérir leur différence, ils méritent des photos différentes. Chaque famille est différente, leurs souvenirs aussi, mais les photos posées représentent toujours plus ou moins la même chose.
Cette dernière phrase a vraiment résonné en moi.

Is documentary family photography well developed in your country?

In the Netherlands not many people are familiar with the genre. It will take some time and a lot of showing our daily lives and that of the families we shoot, to really get families to see the value in documentary photography. Not just for themselves but for the generations to come. I think Polona described it really well in her interview: it will take a lot of showing them the beauty of their everyday life, of those hidden moments at home or inside their families that make them unique. How they want to remember and cherish how their family is different from any other and deserves different photos. Each family memory is different, but posed photos are more or less the same.

That last sentence really resonated with me.

 

Interview de Sandra Stokmans - photographe documentaire de famille en Hollande


Y a-t-il beaucoup de photographes pratiquant le documentaire de famille autour de toi ? Quels sont tes rapports avec eux ?

C’est en train de se mettre en place. Je suis, avec une poignée d’autres photographes, la première à avoir photographié de réels documentaires de famille. Avec ces quelques photographes, nous avons créé le groupe « MetZonderJas » (“Avec ou sans manteau”) sur Facebook et Instagram, où nous essayons de montrer ce qu’est la photographie documentaire familiale. Mais j’ai l’impression que l’on continue à faire chacun les choses de notre côté. Avec ma collègue Marjolijn Maljaars, nous irons à notre premier festival début juin. Je suis très curieuse de savoir comment cela va se passer et comment les gens réagiront à cette approche.

Par rapport à beaucoup de collègues européens, nous avons encore beaucoup à faire, à mon avis. La qualité générale est si élevée! Je pense que certains de mes collègues néerlandais ne sont peut-être pas très conscients de cela. C’est pourquoi, après avoir participé à la retraite photographique allemande, organisée par Barbara, Julia et Olga, Liesbeth Parlevliet et moi avons demandé à Kirsten et Jenna de venir en Hollande pour une retraite photographique hollandaise et un workshop sur le terrain. C’est pour mars 2018! Nous donnerons aux collègues néerlandais, et aux Européens, une très bonne opportunité (sans avoir à aller trop loin) d’apprendre directement de la bouche des intéressées! Ça va être incroyable!


Are there many photographers working as a documentary family photographer ? How do you get along together? Is there like a community or do you each do your own thing?

It’s getting there. I am, with a handful of other photographers, the first shooting real documentary family photography. This handful joined hands and we have created the “MetZonderJas” (With Without a coat) Facebook- and Instagram group, where we try to show what family documentary photography is. But I feel like we still very much do our own thing. With my colleague Marjolijn Maljaars we will be going to our first festival beginning of June. I’m very curious how that will go and how people will react to this approach.

In comparison to a lot of European colleagues we still have a long way to go, in my opinion. The quality is so high! I think some of my Dutch colleagues maybe aren’t so very aware of this. That’s why after having gone to the German Photo Retreat, organized bij Barbara, Julia and Olga, Liesbeth Parlevliet and I have asked Kirsten and Jenna to come Holland for a Dutch Photo Retreat and an Advanced in-the-field Workshop. And they are coming in March 2018!! We will be giving the Dutch colleagues, and the European ones, a very good opportunity (without having to travel that far) to learn from the horses mouth! It’s going to be amazing!

Interview de Sandra Stokmans - photographe documentaire de famille en Hollande

Qu’est ce que tu aimes dans la photographie documentaire de famille ?

Les enfants et leur réalité (en néerlandais onbevangenheid), l’amour entre deux personnes, les familles avec leur manière de faire, les moments précieux du quotidien, les moments avec le grand-père et la grand-mère ou aussi les moments difficiles de quelqu’un qui n’en a plus pour très longtemps… je pense que ce sont des moments précieux, qu’il faut documenter pour ceux qui n’en garderont pas de souvenir précis.

J’aime vraiment aussi le fait de ne pas avoir à dire aux gens ce qu’il faut faire. C’est excitant et angoissant, car tout est inattendu et vous ne savez jamais ce qui va se passer. Et vous ne savez pas non plus si vous avez saisi le moment que vous vouliez attraper. Mais quand vous l’avez et que vous le savez, c’est génial !!

What do you like in documentary family photography ?

Children and their realness (dutch woord onbevangenheid), love between two people, families in their own dynamics, the precious daily moments, the moments with Grandpa and Grandmother or also the tough moments of someone who doesn’t have much longer. I think those are such precious, important, valuable moments to document for those who won’t be able to remember them as much.

I also really like that I don’t have to tell people what to do. It’s exciting and its nerve-racking, because it’s unexpected and you never know what will happen. And you don’t always know if you have caught the moment you wanted to catch. But when you have and you know it, it’s awesome!!

 

Interview de Sandra Stokmans - photographe documentaire de famille en Hollande

Quelle est ton approche personnelle ? A quoi es-tu sensible ?

Je suis vraiment attirée par des moments tendres / les connexions, le bonheur réel / spontané et les moments drôles (mais je n’ai pas encore découvert quel type d’humour m’attire le plus). Pendant une prise de vue, j’essaie de saisir toutes sortes de moments.

What is your personal approach? What are you sensitive to ?

I am really drawn to tender moments / the connection, real happiness / pure glee, and funny moments (but I haven’t discovered yet which kind of funny attracts me the most). During a shoot I try to capture all kinds of moments.

Interview de Sandra Stokmans - photographe documentaire de famille en Hollande

As tu déjà rencontré des difficultés lors d’un reportage ou dans l’accueil de tes clients ?

Jamais. Je pense que je m’adapte très facilement et naturellement. Lors de mon dernier Day in the Life (documentaire de famille), les deux petites filles ne voulaient plus que je reparte chez moi 😀

Did you ever have any issues during a session or with the family who was hosting you ?

Never. I find that I blend in quite naturally. Last Day in the Life sessions the two little girls didn’t want me to go home :D.

Interview de Sandra Stokmans - photographe documentaire de famille en Hollande

Y a-t-il un moment que tu préfères lors d’un reportage ? As-tu une anecdote de reportage?

Il n’y a vraiment aucun moment favori pour moi même si j’apprécie vraiment les enfants et leurs activités. Les familles et les sessions peuvent être si différentes (bien qu’à la base similaires).

Ce que j’aime vraiment faire également, c’est photographier des occasions spéciales avec cette approche documentaire.

Which is your favorite moment in a DITL session ? Any particular story that happened during a session you’d like to share?

There really are no favorite moments for me. Although I really do like kids and their sports. Families and sessions can al be so different (and yet so the same).
What I also really like doing is photographing special occasions with the Day in the Life approach.

Qui sont tes influences ? Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Kirsten Lewis à coup sûr (superbes photos, moments géniaux, et aussi la façon dont elle enseigne, de manière si objective, honnête et drôle!). J’aime vraiment le travail de Liesbeth Parlevliets avec sa couleur et ses moments. Et depuis mon retour de la retraite photo en Allemagne, j’ai 17 adorables sources d’inspiration, et bien sûr l’inoubliable Jenna Shouldice (superbes photos, si douces, si drôles). Je respecte également beaucoup les américaines qui font un beau travail sur leur vie quotidienne.

Mes plus grandes inspirations, c’est Tom et Marie!

Who are your influences ? What is a source of inspiration for you?

Kirsten Lewis for sure (great photos, awesome moments, the way she teaches, so unbiased and honest, and funny!). I really like Liesbeth Parlevliets work with her color and moments. And since returning from the German Photo Retreat I have 17 lovely sources of inspiration, and of course the unforgettable Jenna Shouldice (great photos, so sweet, so funny). I also follow quite a lot of American ladies who make beautiful work of their daily lives.

My biggest two inspirations, Tom and Marie!

Interview de Sandra Stokmans - photographe documentaire de famille en Hollande

photo d'un dimanche de juin à 11h30 par Sybil Rondeau

Un dimanche de Juin à 11h30

photo d'un dimanche de juin à 11h30 par Sybil Rondeau
© Sybil Rondeau

Le réveil sonne à 11h30, je grogne du fond de mon lit, pensant qu’il est 7h et que je n’ai pas assez dormi. En fait, il est 11h30 et c’est l’heure de la photo du dimanche pour Joyeux Bazar… je grogne à nouveau… le mariage d’hier, et toute la semaine passée d’ailleurs, m’ont épuisée. J’entrouvre les volets, j’attrape mon appareil photo et je ne vois rien d’autre à faire pour illustrer ce moment que cette image en direct de ma couette !

Quand un chat veut des câlins, il sait les demander
© Nadine Court

Après une semaine bien remplie (déplacement de 2 jours à Paris et journée du samedi en Provence), je profite de ma matinée pour faire une balade en ville avec mon amoureux. À notre retour à la maison vers 11h30, nous sommes accueillis (comme c’est souvent le cas), par notre chat. Oréo (je vous laisse deviner pourquoi c’est son nom !) avait envie de câlins et s’est donc roulé dans les cailloux à nos pieds pour les exiger.

savourer son café en terrasse
© Annie Gozard

Un dimanche tranquille. En terrasse et en lisant un livre de la Collection Blanche, ça fait bien, non ? Bon, heureusement que j’ai saisi l’appareil photo du bon côté. Parce que de l’autre, c’est cheveux en liberté et fiers de l’être et marque de l’oreiller encore sur la joue.

Quotidien photographe de mariage
© Maryline Krynicki

Je rentre dans la période où les dimanches seront, pour la plupart, des lendemains de mariage. Et donc, dimanche dernier, à 11h30, j’étais sur mon PC pour commencer le tri du magnifique mariage de la veille. J’adore ce moment où je redécouvre sur grand écran les photos que j’ai réalisées le samedi. Je suis trop impatiente pour attendre donc, dès mon réveil, le lendemain d’un reportage, je saute sur mon ordi !

 

Les week-end longs, c’est l’occasion pour les enfants de traîner et de faire la grasse matinée. Ça fait déjà quelques années que les enfants dorment bien plus tard que leurs parents, alors le petit dej’ traîne en longueur. On bouquine, on écoute de la musique, on fait des câlins. Ce dimanche à 11h30, rien de prévu sur le planning, la journée est totalement free! Un vrai plaisir de farniente! Une bonne raison pour reprendre un café!

 

Sur les réseaux sociaux, nous vous invitons, chaque mois, à faire votre photo du dimanche 11h30. Le principe : faîtes une photo de ce que vous voulez, ce qui vous entoure, ce qui vous inspire… Ensuite, postez-là sur instagram avec #jb1130 avant dimanche à minuit. Tout le monde peut participer, le sujet est libre.

Un grand merci, encore une fois, pour vos participations. Pour l’édition de ce mois, voici nos quatre photos préférées :

Enora de Photo Partisane

@Amandine rtla

Tania Dely 

Lea Photographie

Notez les dates des prochains dimanches :

dimanche 02 juillet / dimanche 30 juillet / dimanche 27 août / dimanche 24 septembre